"¡Pour Cuba je ne reviens pas !": Un Cubain suggère de "traverser" vers le Canada pour éviter les déportations

La révocation du programme de parôle humanitaire aux États-Unis met de nombreux immigrants en risque de déportation. Un Cubain suggère de "traverser" vers le Canada comme alternative, en documentant sa "traversée" sur les réseaux sociaux.


La révocation du parole humanitaire pour les Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens et Vénézuéliens a laissé sans options et en risque de déportation ceux qui n'ont pas pu régulariser leur statut aux États-Unis. Un jeune Cubain, qui a affirmé avoir un ordre d'expulsion de ce pays, a déclaré que la meilleure option était de traverser la frontière et d'entrer au Canada plutôt que d'être renvoyé sur l'île.

L'Hispanique identifié sur TikTok comme Xmen Coco a raconté son idée folle lors d'une diffusion en direct qu'il a partagée sur ce réseau social, où il a documenté sa présumée sortie de l'aéroport de Miami jusqu'à une frontière avec le Canada pour traverser vers ce pays.

"Je cours en ce moment vers la frontière pour voir si je peux passer au Canada. J'ai une ordre de déportation des États-Unis vers Cuba, mais je ne retournerai pas à Cuba. La meilleure option jusqu'à présent a été de partir pour le Canada et je vais essayer d'arriver à la frontière en avion pour voir si je peux passer", a-t-il annoncé dans les premières minutes de la vidéo.

Selon son témoignage, l'idée est née au milieu de la détérioration de la situation des immigrants qui sont arrêtés par l'ICE s'ils ne disposent pas d'un permis légal pour rester aux États-Unis.

Bien qu'il ait peur qu'on lui demande une identification américaine, le jeune homme aurait apparemment réussi à monter dans l'avion.

"Je suis déjà à l'intérieur. Pour Cuba, je ne vais pas revenir, je vais essayer de franchir la frontière du Canada", a-t-il déclaré.

Posteriormente, il a communiqué qu'il était possible d'atteindre la frontière avec le Canada sans problème, car ils ne demandaient des documents qu'à des personnes au hasard. Peu avant d'embarquer, il a insisté : "Je pars avec les esquimaux mais je ne retourne pas à Cuba".

Dans une vidéo ultérieure, le jeune homme a raconté qu'il se trouvait au Canada, où le froid l'a surpris. Selon ses révélations, il a pris un manteau dans un marché pour pouvoir se couvrir et entreprendre la recherche de sa tante, la seule personne qu'il connaît dans ce pays.

Tout semble être une blague de l'influenceur, car dans les commentaires de ses publications, on affirme que ce Cubain possède la citoyenneté américaine et qu'il plaisantait simplement sur la peur de nombreux Cubains d'être expulsés.

No obstante, la situation pourrait sembler réelle dans un contexte où le Département de la Sécurité Nationale (DHS) des États-Unis a commencé à envoyer une notification électronique aux migrants qui sont arrivés dans ce pays sous le parole humanitaire, leur indiquant qu'ils doivent quitter les États-Unis ou risquer d'être expulsés.

Si les migrants ne quittent pas les États-Unis avant la date d'expiration de leur parole, ils commenceront à accumuler une présence illégale, ce qui pourrait affecter de futures demandes d'entrée dans le pays. De plus, ils pourraient être soumis à des procédures de déportation accélérée en vertu de la Loi sur l'immigration et la nationalité (INA).

Questions fréquentes sur la déportation des Cubains et le parrainage humanitaire

Qu'est-ce que le parole humanitaire et pourquoi a-t-il été révoqué ?

Le programme de paroled humanitaire permettait aux migrants de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela d'entrer légalement aux États-Unis avec un permis temporaire. Il a été révoqué par l'administration Trump dans le cadre d'une série d'ordres exécutifs visant à durcir les politiques migratoires. Cette révocation affecte des milliers de personnes qui font maintenant face à la menace d'expulsion si elles ne régularisent pas leur statut.

Quelles options ont les Cubains face à la révocation du parole humanitaire ?

Les Cubains bénéficiant d'un statut humanitaire peuvent choisir d'autres voies légales pour rester aux États-Unis, comme demander l'asile ou se prévaloir de la loi sur l'ajustement cubain. Selon l'avocat Willy Allen, ceux qui ont déjà des demandes d'asile, de TPS ou d'autres visas en cours ne seraient pas en risque immédiat de déportation. Il est important de rechercher des conseils juridiques pour explorer toutes les options disponibles.

Est-il viable de traverser au Canada comme alternative à la déportation ?

Traverser vers le Canada peut être une option pour éviter la déportation, bien que ce ne soit pas une solution garantie ni exempte de risques. Dans le cas de Xmen Coco, il s'agissait d'une blague sur les réseaux sociaux, mais cela reflète le désespoir de certains migrants en quête d'alternatives désespérées. Le Canada a ses propres politiques migratoires, et traverser illégalement peut entraîner des conséquences juridiques.

Comment la révocation du statut de parôle humanitaire affecte-t-elle les permis de travail ?

La révocation du parole humanitaire implique l'annulation immédiate des permis de travail pour les migrants qui dépendaient de ce programme. Cela laisse beaucoup d'entre eux dans une situation précaire, car ils ne pourront plus travailler légalement aux États-Unis, ce qui affecte leur capacité à subvenir à leurs besoins et les expose au risque de déportation s'ils ne trouvent pas un autre moyen légal de rester dans le pays.

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