Dans un nouvel épisode de sa déconnexion habituelle avec la réalité cubaine, Sandro Castro, petit-fils du défunt dictateur Fidel Castro, a de nouveau suscité la polémique en annonçant sur ses réseaux sociaux qu'il offre des bières Cristal dans son bar EFE à La Havane, affirmant que "ce médicament ne peut pas manquer".
Alors que la plupart des Cubains font face à une profonde crise économique, avec des coupures de courant allant jusqu'à 20 heures par jour, une pénurie de nourriture et de médicaments, et une inflation galopante, Sandro continue d'exhiber un style de vie ostentatoire et provocateur.

Dans ses publications sur Instagram, il apparaît en train de faire montre de Cerveza Cristal, une boisson qui est devenue un luxe inaccessibile pour la majorité de la population.
Ce type d'attitudes a été sévèrement critiqué par la société cubaine, qui voit en Sandro Castro un symbole de l'inégalité et des privilèges de l'élite dirigeante.
Ses fêtes extravagantes, comme la célébration de son anniversaire en décembre dernier avec une entrée à 1 000 pesos CUP et une consommation minimale de 15 000 pesos CUP, contrastent avec la réalité des pénuries que vivent la plupart des Cubains.
Loin de montrer de l'empathie ou de la solidarité, Sandro Castro semble prendre plaisir à provoquer la population avec ses publications futiles et défiantes. Dans une vidéo récente, il se moque même de l'égalité supposée prônée par son grand-père, en déclarant : "Je croyais que nous étions égalité, mais nous sommes inégalité".
Ces actions non seulement mettent en évidence le décalage de Sandro Castro par rapport à la réalité du pays, mais renforcent également la perception que l'élite au pouvoir vit dans une bulle de privilèges, indifférente à la souffrance du peuple cubain.
Dans un contexte d'incertitude croissante et de mécontentement social, les provocations de Sandro Castro ne font que alimenter l'indignation d'une population qui lutte chaque jour pour survivre au milieu de la crise.
« Cette médecine ne peut pas manquer » : une cruauté moqueuse dans un pays sans médicaments
Alors que de nombreux Cubains luttent pour accéder à des médicaments vitaux, Sandro affiche son privilège avec mépris
Dans un pays où plus de 70 % des médicaments essentiels sont en rupture de stock et où les citoyens font de longues files d'attente pour obtenir des traitements de base, la déclaration de Sandro Castro, "ce médicament ne peut pas manquer", en parlant de la bière Cristal qu'il offre dans son bar EFE, apparaît comme une provocation insensible.
La pénurie de médicaments à Cuba a atteint des niveaux alarmants. Selon des rapports officiels, parmi les 651 produits qui composent le Tableau de Médicaments de Base, 461 se trouvent actuellement entre une absence totale et une faible couverture, ce qui signifie que plus de 70 % des médicaments essentiels ne sont pas disponibles ou présentent de sérieuses difficultés d'accès pour les Cubains. Cette crise touche particulièrement les groupes les plus vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées et les patients souffrant de maladies chroniques.
Pour faire face à la crise, le gouvernement cubain a mis en place des mesures de rationnement pour la vente de médicaments dans les pharmacies, comme l'attribution de jours spécifiques d'achat selon les cabinets médicaux, ce qui a entraîné de longues files d'attente et du désespoir chez les patients.
Face à la pénurie, de nombreux Cubains se tournent vers le marché noir, où les prix des médicaments ont explosé. Un flacon d'amoxicilline, par exemple, peut atteindre 300 pesos sur le marché informel.
Dans ce contexte, les actions de Sandro Castro ne font pas seulement preuve de son décalage avec la réalité du pays, mais renforcent également la perception que l'élite dirigeante vit dans une bulle de privilèges, indifférente à la souffrance du peuple cubain.
Son comportement n'est pas seulement un manque d'empathie, mais une affront direct à ceux qui luttent chaque jour pour survivre au milieu de la crise
Archivé dans :