
Vidéos associées :
Une enseignante de 35 ans et mère de deux enfants a été brutalement assassinée par son partenaire en pleine rue le 12 avril dernier, dans la communauté de Las Delicias, qui appartient à la municipalité de Puerto Padre, dans la province de Las Tunas. Ce crime a choqué les voisins, les collègues de travail et les défenseurs des droits des femmes.
La victime a été identifiée comme Nancy Leyva García, affectueusement appelée Nancita, une enseignante très appréciée par sa communauté éducative. L'information, qui a commencé à circuler sur les réseaux sociaux pendant le week-end via des pages comme La Tijera, a été confirmée officiellement par l'Observatoire de Genre d'Alas Tensas (OGAT).
Selon les informations fournies par l'organisation féministe, Nancy a été poignardée par son partenaire, Omarito Fidalgo Peña, en pleine rue, et l'agresseur a ensuite été remis à la Police Nationale Révolutionnaire (PNR). Il est actuellement détenu au poste de police de la municipalité.
« Nous déplorons un nouveau féminicide à Cuba, avec la perte de la maîtresse Nancy (Nancita) Leyva García (…) Nous adressons une pensée chaleureuse à son équipe de travail et à toutes les personnes qu'elle a formées et qui pleurent aujourd'hui son départ injuste », a publié l'Observatoire sur X.
Le crime s'est produit spécifiquement dans la rue 13 du district de Tunero. Des témoins oculaires ont décrit la scène comme choquante et ont exprimé leur consternation sur les réseaux sociaux. Nancy laisse deux enfants orphelins, dont les âges n'ont pas encore été précisés par les sources communautaires.
Cet féminicide s'ajoute à une augmentation préoccupante de la violence machiste à Cuba. Jusqu'au 14 avril, les observatoires de genre OGAT et Yo Sí Te Creo en Cuba (YSTCC) comptabilisent au moins 11 féminicides confirmés.
À peine quelques jours auparavant, le 10 avril, le cas numéro 10 a été signalé, lorsque une Cubaine de 40 ans a été assassinée, le 27 mars, par son partenaire dans son domicile au village de Guayos, municipalité de Cabaiguán, province de Sancti Spíritus.
Les deux organisations ont également averti qu'elles sont en train d'enquêter sur cinq nouvelles alertes de possibles féminicides à Artemisa, Matanzas, Santiago de Cuba et La Havane, ce qui pourrait aggraver encore plus la crise de la violence machiste sur l'île.
Les organisations féministes et les activistes indépendants continuent de dénoncer l'absence d'une loi intégrale contre la violence de genre, le manque de refuges pour les femmes en situation de risque et la faible visibilité officielle de ces crimes.
Le gouvernement cubain ne reconnaît pas le terme “féminicide” ni ne l'a qualifié de délit dans le Code pénal en vigueur depuis 2022. Cependant, il a dû admettre l'augmentation de la violence machiste contre les femmes et des crimes causés par celle-ci ces dernières années.
Inclusivement, le dirigeant Miguel Díaz-Canel a déclaré "catégoriquement que c'est une construction médiatique complètement étrangère à la réalité cubaine”. La justification pour ne pas le faire, selon le chef de l'État, est qu'il n'existe pas de “non-intervention de l'État” face à ces crimes.
Questions fréquentes sur les féminicides à Cuba
Que s'est-il passé avec Nancy Leyva García à Las Tunas ?
Nancy Leyva García, une enseignante de 35 ans, a été assassinée par son partenaire en pleine rue à Las Tunas. Ce crime a suscité une vive émotion au sein de la communauté et a été confirmé par l'Observatoire de Genre d'Alas Tensas. L'agresseur, Omarito Fidalgo Peña, a été arrêté par la Police Nationale Révolutionnaire.
Quelle est la situation actuelle des féminicides à Cuba ?
À Cuba, jusqu'en avril 2025, au moins 11 féminicides ont été confirmés. Ce phénomène est en augmentation, et des organisations féministes indépendantes enquêtent sur d'autres cas possibles dans plusieurs provinces, ce qui aggrave la crise de la violence machiste sur l'île.
Le gouvernement cubain reconnaît-il le féminicide comme un délit ?
Le gouvernement cubain ne reconnaît pas le féminicide comme un crime dans le Code pénal. Malgré la pression des organisations féministes, le terme n'est pas défini, et les autorités soutiennent qu'il n'y a pas d'inaction de l'État face à ces crimes.
Quelles mesures le gouvernement cubain a-t-il mises en place pour lutter contre la violence de genre ?
Le gouvernement cubain a créé un système national d'enregistrement, de prise en charge, de suivi et de surveillance de la violence de genre. Cependant, l'absence d'une loi globale et la non-typification du féminicide limitent l'efficacité de ces mesures.
Archivé dans :