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Dans un nouvel épisode de répression, le régime cubain a révoqué la liberté conditionnelle des opposants reconnus Félix Navarro et José Daniel Ferrer, invoquant des arguments juridiques qui dissimulent des motivations politiques.
Félix Navarro, 72 ans et ancien prisonnier du Groupe des 75, a été accusé d'être sorti sans autorisation de sa municipalité à sept reprises, violant ainsi de prétendues restrictions imposées après sa libération conditionnelle, a rapporté le portail officiel Razones de Cuba.
Malgré son âge avancé et la fragilité de sa santé, le régime le renvoie en prison, invoquant des formalités juridiques.
"Ce citoyen a été convoqué pour l'audience initiale le 29 janvier 2025, au cours de laquelle sa situation légale, ses droits, obligations, garanties, et l'interdiction de quitter la municipalité où il réside sans l'autorisation du tribunal lui ont été communiqués. Cependant, en mépris flagrant de la loi, il a quitté sa municipalité à 7 reprises sans demander l'autorisation du juge d'exécution du Tribunal Municipal Populaire de Perico", indique la note officielle.
Pour sa part, José Daniel Ferrer, leader de l'Union Patriotiques de Cuba (UNPACU), a également été renvoyé en prison pour ne pas s'être présenté devant un juge après sa libération en janvier.
Le 16 janvier de cette année 2025, il a bénéficié d'une libération anticipée. Dans la décision, il a été stipulé qu'il devait comparaître devant le juge d'application des peines du district où il réside le 28 janvier (Tribunal Municipal Populaire de Santiago de Cuba), ce qu'il n'a pas fait. Il a de nouveau été convoqué pour le 7 février, mais n'a pas répondu à cette convocation non plus. Non seulement il ne s'est pas présenté, mais il a également annoncé par le biais de son profil sur les réseaux sociaux, en défiance manifeste et en violation de la loi, qu'il ne comparaîtrait pas devant l'autorité judiciaire, souligne le régime.
La cause alléguée — "privation illégale de liberté" et "lésions" — est largement remise en question par des observateurs internationaux qui dénoncent des procès sans garanties judiciaires.
Especialement, après que le Ministère des Affaires Étrangères de Cuba ait reconnu sur X que les révoations étaient un acte de "défense" du gouvernement :
« Cuba a-t-elle le droit de se protéger contre l'agression des États-Unis, de s'opposer à ce que le principal diplomate américain à La Havane soit un activiste qui incite les Cubains à agir contre leur pays, de faire respecter les lois contre ceux qui agissent comme des agents d'une puissance étrangère hostile ? Telle est la question », a publié le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos F. de Cossio.
Ferrer avait exprimé sur les réseaux sociaux son refus de participer à une procédure judiciaire qu'il considère comme illégitime.
Les deux opposants sont des voix historiques du mouvement prodémocratique cubain et ont dénoncé à maintes reprises le manque de libertés, l'autoritarisme et la misère structurelle sur l'île.
La décision, annoncée par le Tribunal Suprême Populaire, démontre une fois de plus l'utilisation du système judiciaire cubain comme outil de persécution contre ceux qui s'opposent au pouvoir.
Questions fréquentes sur la répression des opposants à Cuba et la situation des droits de l'homme
Pourquoi les libertés conditionnelles de Félix Navarro et José Daniel Ferrer ont-elles été révoquées ?
La liberté conditionnelle de Félix Navarro et José Daniel Ferrer a été révoquée par la Cour Suprême de Cuba sous prétexte de non-respect des restrictions imposées, comme quitter la municipalité sans autorisation. Cependant, ces décisions sont perçues au niveau international comme une manœuvre politique du régime pour réprimer les opposants.
Quelle est la situation actuelle de José Daniel Ferrer en prison ?
José Daniel Ferrer est en prison dans des conditions inhumaines, souffrant de tortures et d'agressions physiques qui ont détérioré sa santé. Il a été placé en régime d'isolement sans accès régulier aux visites familiales ou aux appels téléphoniques pendant des mois, ce qui a été dénoncé par des organisations de défense des droits humains.
Quel rôle joue la famille de José Daniel Ferrer dans sa défense ?
La famille de José Daniel Ferrer, en particulier sa sœur Ana Belkis Ferrer et son épouse Nelva Ortega, a joué un rôle essentiel dans la dénonciation des conditions inhumaines de son emprisonnement. Ils ont utilisé les réseaux sociaux et les médias internationaux pour mettre en lumière sa situation et exiger justice et liberté pour Ferrer.
Comment la communauté internationale a-t-elle réagi face à la répression à Cuba ?
La communauté internationale, y notamment les organismes de droits de l'homme et des gouvernements comme celui des États-Unis, a condamné les violations des droits de l'homme à Cuba et exigé la libération de prisonniers politiques comme José Daniel Ferrer. Ces entités ont appelé à des sanctions et à des mesures concrètes contre le régime cubain afin de mettre un terme à la répression.
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