Cubano aux États-Unis refuse les 1 000 $ de Trump pour s'auto-déporter : "Je reste ici jusqu'à la fin"

Le jeune homme assure qu'il ne quittera pas les États-Unis. Voici ses paroles concernant la proposition de l'administration de Donald Trump.


Un cubain qui est entré aux États-Unis par le biais du programme CBP One a rejeté la proposition de recevoir 1 000 $ pour quitter le pays volontairement, une initiative promue par l'administration de Donald Trump comme incitation à l'autodéportation.

“Je reste ici jusqu'à la fin pour voir ce qui se passe”, a déclaré le jeune homme lors d'une interview avec Alexis Boentes pour Telemundo 51. Il a préféré garder l'anonymat et a assuré que "mille dollars, ce n'est rien comparé à ce qu'il pourrait gagner en travaillant et en contribuant aux États-Unis".

Selon lui, cette proposition du gouvernement américain est "une stratégie pour que ceux qui ne savent pas ce qu'ils sont venus faire dans ce pays s'en aillent."

Pression sur les immigrants sans papiers pour quitter les États-Unis.

Le Cubain a récemment reçu un courriel officiel lui ordonnant de quitter immédiatement le territoire américain.

La offre gouvernementale de 1 000 $ est destinée à ceux qui acceptent de partir volontairement et, selon des données officielles, vise à réduire de 70 % les coûts associés aux arrestations, détentions et expulsions, qui s'élèvent actuellement à 17 121 $ par personne.

Le gouvernement a indiqué que le paiement serait effectué une fois que l'immigrant se trouverait en dehors du territoire américain. Après son retour dans son pays d'origine, il doit envoyer une notification via l'application CBP Home.

Risques légaux de l'autodéportation

L'avocat en immigration Armando Olmedo a averti, dans des déclarations à Univisión Noticias, qu'accepter cette option de l'autodéportation pourrait avoir de graves conséquences pour l'avenir migratoire de ceux qui la choisissent.

« Le gouvernement annonce cet incitatif comme une option pour partir et revenir à l'avenir, mais la réalité est que beaucoup pourraient ne pas revenir aux États-Unis avant des décennies », a-t-il souligné.

Olmedo avertit que chaque personne doit consulter son avocat en immigration avant de prendre toute décision, car il y a des informations que de nombreux immigrants ne connaissent pas.

« Ils doivent être conscients de leurs dossiers et des pénalités qui peuvent leur être infligées une fois qu'ils quitteront les États-Unis, car ils peuvent faire face à des sanctions de 5, 10 ou 20 ans, voire à une interdiction permanente de revenir dans le pays », a précisé Olmedo.

Le "du processus" comme voie légale

Les experts s'accordent à dire que la voie la plus sûre pour les migrants est de respecter le processus légal dû, d'assister aux audiences au tribunal et de ne pas éviter les procédures établies. Ce sont là les seuls mécanismes qui protègent et défendent les droits des immigrants, et la seule façon d'obtenir un statut légal aux États-Unis.

Le gouvernement américain a indiqué qu'il est en pourparlers avec une entreprise privée pour faciliter les paiements aux personnes qui choisissent de s'autodéporter, bien que le mécanisme n'ait pas encore été détaillé et qu'il subsiste de nombreuses interrogations sur la manière dont il sera mis en œuvre.

Questions fréquentes sur l'autodéportation et le programme CBP Home

Qu'est-ce que le programme d'autodéportation de Donald Trump ?

Le programme d'auto-déportation de Donald Trump offre une incitation de 1 000 dollars aux immigrants en situation irrégulière aux États-Unis pour qu'ils rentrent volontairement dans leur pays d'origine. La proposition inclut un billet d'avion et l'utilisation de l'application CBP Home pour gérer le départ. Selon le gouvernement, cette mesure vise à réduire les coûts associés aux détentions et aux déportations, en optimisant les ressources et en offrant une "sortie digne" aux immigrants.

Quels sont les risques légaux d'accepter l'auto-déportation ?

Accepter l'autodéportation pourrait avoir des conséquences graves pour l'avenir migratoire de ceux qui choisissent cette option. Selon l'avocat en immigration Armando Olmedo, si un immigrant s'autodéporte, il pourrait faire face à des sanctions de 5, 10 ou 20 ans, voire à une interdiction permanente de réentrer aux États-Unis. Il est conseillé de consulter un avocat en immigration avant de prendre une décision.

Comment l'autodéportation affecte-t-elle les immigrants cubains aux États-Unis ?

Pour les immigrants cubains, l'auto-déportation pourrait signifier la perte de l'opportunité d'obtenir un statut légal aux États-Unis. Un cubain interrogé a préféré rester aux États-Unis, arguant que les 1 000 dollars ne suffisent pas face au potentiel économique que le pays offre. De plus, retourner à Cuba pourrait leur fermer définitivement les portes à une possible résidence américaine.

Quelle est l'application CBP Home et comment fonctionne-t-elle ?

L'application CBP Home est un outil numérique lancé par le gouvernement des États-Unis pour gérer le retour volontaire des immigrants en situation irrégulière. Elle permet aux utilisateurs d'informer les autorités de leur intention de quitter volontairement le pays, évitant ainsi des processus de déportation plus sévères. Elle a été développée pour faciliter un processus de sortie organisé et se base sur la notification de l'intention de quitter le pays.

Quelles conséquences un immigrant risque-t-il s'il ne s'auto-expulse pas ?

Un immigrant qui ne s'auto-déporte pas pourrait faire face à des amendes quotidiennes allant jusqu'à 998 dollars et à la possible confiscation de ses biens. Selon le programme de Trump, il s'expose également à une détention, une déportation et une interdiction de retour aux États-Unis. Les autorités ont souligné qu'il est préférable de partir volontairement pour éviter des conséquences plus sévères.

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