Trump menace de saisir des maisons et des véhicules aux immigrants s'ils ne se répatrient pas d'eux-mêmes

L'ordre exécutif de Trump permet de confisquer des biens aux immigrés qui ne s'auto-déportent pas. Il offre des vols financés et des incitations économiques pour ceux qui quitteraient volontairement les États-Unis. De plus, il intensifie les raids avec 20 000 agents.


Le président des États-Unis, Donald Trump, a signé ce vendredi une nouvelle ordonnance exécutive de grande portée en matière migratoire qui autorise la confiscation de biens aux immigrants illégaux qui ne s'autodéportent pas.

La mesure -appelée “Projet de Retour à la Maison”- impose de sévères sanctions aux sans-papiers qui ne quittent pas volontairement le pays.

Ceux qui décident de rester illégalement aux États-Unis, a-t-il averti, peuvent faire face à l'expulsion, la poursuite judiciaire, l'incarcération et des amendes, conformément à la législation applicable aux infractions liées à l'immigration.

Asimismo, il a ajouté que les salaires, économies et biens personnels seront saisis, y compris les logements et les véhicules.

La nouvelle résolution prévoit que tous les vols offerts aux immigrants illégaux qui quitteront volontairement et définitivement les États-Unis, seront financés par le gouvernement fédéral.

De plus, des incitations économiques sous forme de "prime de sortie" seront accordées à chaque étranger qui décide de quitter le pays de son propre chef.

Bien qu'il n'ait pas précisé le montant, cette semaine Trump a annoncé qu'il remettrait 1 000 dollars à chaque immigrant en situation irrégulière qui souhaite retourner volontairement dans son pays d'origine.

La commande "Projet de Retour à Domicile" instruits également le Secrétaire d'État et le Secrétaire à la Sécurité Nationale à créer un service de conciergerie par lequel tout étranger présent illégalement aux États-Unis puisse se rendre à un aéroport, avec ou sans les documents de voyage appropriés, réserver un vol pour se déplacer définitivement vers un autre pays et réclamer la prime de départ de mille dollars.

Le processus d'autodéportation sera mis en œuvre par l'application "CBP Home", qui permettra aux migrants de quitter le pays rapidement et sans complications.

La mesure comprend une razzia nationale sans précédent contre les immigrants en situation irrégulière, avec le déploiement de plus de 20 000 agents de renforcement à travers tout le territoire américain pour mener des opérations d'arrestation et de déportation.

Le Département de la Sécurité Nationale (DHS) devra accroître sa force de conformité migratoire d'au moins 20 000 nouveaux agents, y compris du personnel retraité d'agences fédérales, des policiers d'État et des sous-traitants spécialisés.

Cette force sera chargée d'intensifier les opérations d'arrestation dans les quartiers, sur les lieux de travail, aux terminaux de transport et dans les zones frontalières.

L'administration Trump soutient que la présence d'immigrés sans papiers aux États-Unis a engendré plus de 150 milliards de dollars en dépenses publiques annuelles, en raison des services de santé, d'éducation, de logement, d'alimentation et des coûts liés à la criminalité.

Le président soutient que le nouveau plan pourrait réduire considérablement ces dépenses grâce à une combinaison d'expulsions forcées et d'incitations à la sortie volontaire.

Questions fréquentes sur le nouvel ordre exécutif de Trump en matière d'immigration

En quoi consiste le "Projet de Retour à la Maison" de Trump ?

Le "Projet de Retour à la Maison" est un ordre exécutif signé par Trump qui permet la confiscation des biens des immigrants illégaux qui ne s'auto-déportent pas. Des incitations économiques sont proposées, telles qu'une "prime de départ" de 1 000 dollars et des vols gratuits pour ceux qui décident de quitter volontairement les États-Unis. La mesure comprend également une vaste campagne de raids avec 20 000 nouveaux agents pour exécuter des arrestations et des déportations.

Quelles sanctions les immigrants qui ne se réautodéporteront pas devront-ils affronter ?

Ceux qui ne s'auto-déportent pas pourraient faire face à une expulsion, à des poursuites judiciaires, à une incarcération, à des amendes, à une saisie de salaire et à une confiscation de biens personnels, tels que des logements et des véhicules. De plus, des amendes quotidiennes allant jusqu'à 998 dollars seront appliquées pour chaque jour que l'immigrant en situation irrégulière reste dans le pays sans quitter.

Comment fonctionne l'application "CBP Home" pour l'auto-déportation ?

L'application "CBP Home" permet aux migrants sans papiers de gérer leur départ volontaire du pays. Grâce à cet outil, ils peuvent réserver des vols gratuits, notifier leur intention de départ et recevoir la "prime de départ" de 1 000 dollars. Le processus est conçu pour être rapide et sans complications.

Quelles sont les motivations évoquées par le gouvernement de Trump pour mettre en œuvre ces mesures ?

Le gouvernement de Trump soutient que la présence de sans-papiers a généré plus de 150 milliards de dollars en dépenses publiques annuelles, en raison de services tels que la santé, l'éducation et la sécurité. La mesure vise à réduire ces coûts par des expulsions forcées et des incitations au départ volontaire, tout en projetant une image de fermeté dans la politique migratoire.

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