Mientras des milliers de Cubains souffrent de coupures de courant de plus de 24 heures par jour, un Miguel Díaz-Canel lointain et déconnecté de la réalité a choisi de montrer une image festive au milieu de la crise énergétique croissante qui frappe le pays.
Lors de sa visite officielle dans la municipalité d'Esmeralda, à Camagüey, le gouvernant a été filmé en train de danser et de profiter de la musique traditionnelle haïtienne, ce qui a suscité des critiques en raison de son insensibilité face aux graves problèmes auxquels sont confrontés les citoyens.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Díaz-Canel apparaît en train d'applaudir et de se mouvoir au rythme du groupe local Raíces Haitianas, tout en affichant visiblement une expression détendue et souriante, allant même jusqu'à embrasser la présidente du Parti dans la municipalité.
La scène, apparemment joyeuse et désinhibée, contraste fortement avec la dure réalité que vit le peuple cubain : de longues heures sans électricité, une pénurie de nourriture, de médicaments et une inflation galopante.
La déconnexion du gouvernant
L'attitude de Díaz-Canel, indifférent aux problèmes qui touchent des milliers de familles, a été interprétée comme un exemple flagrant de déconnexion avec la population.
Au lieu de se concentrer sur les crises qui touchent la majorité, il a préféré profiter d'un moment festif et "se reposer" de son obligation d'aborder les sérieuses préoccupations des citoyens.
Lors de sa visite à Esmeralda, le dirigeant n'a pas manqué de prononcer son discours traditionnel dans lequel, une fois de plus, il a eu recours à la rhétorique creuse de la "résilience" et de la "créativité" pour justifier la grave situation du pays.
Dans son intervention, il a souligné que, malgré les coupures de courant et les difficultés économiques, "il y a un travail et des résultats positifs dans chaque municipalité".
Ces mots, déconnectés de la réalité, sont arrivés à un moment où les Cubains font face à des coupures de courant interminables, à un manque de produits de base et à une situation économique qui ne fait que se détériorer.
Promesses vides face à une crise profonde
Loin d'annoncer des solutions concrètes pour atténuer la crise, Díaz-Canel s'est limité à évoquer des investissements dans le secteur énergétique et la production alimentaire, sans toutefois fournir de détails clairs sur les délais ou les montants.
Cuba, actuellement, dépend en grande partie de la coopération internationale et des importations pour maintenir son système électrique, ce qui aggrave encore la méfiance du public envers les promesses officielles.
Lors de sa visite au moulin à riz 17 de Mayo, situé sur le territoire agramontin, le dirigeant a parcouru des installations qui traitent environ 30 tonnes de riz par jour.
Selon des sources proches, des questions cruciales telles que les soins de santé, le programme materno-infantile et l'emploi continuent de ne pas progresser de manière significative, tandis que la détérioration des services publics et des conditions de vie s'aggrave avec le temps.
La rhétorique officielle vs. la réalité
Au milieu d'une indignation sociale croissante, les visites de Díaz-Canel dans les provinces sont devenues de plus en plus courtes et superficielles.
Tandis que la télévision cubaine présente des versions éditées de ses interventions, la réalité en dehors des projecteurs officiels reste toute autre : une Cuba marquée par la pénurie, le collapse énergétique et le désespoir.
Les habitants des zones rurales et urbaines sont confrontés à une réalité dramatique, qui ne semble pas être prise en compte par un gouvernement déterminé à peindre une image de normalité et de succès, de plus en plus vide et éloignée de la réalité.
Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre. Les citoyens ont exprimé leur frustration face au contraste entre le comportement du président et les difficultés qu'ils vivent au quotidien.
La situation est insoutenable, et le manque de solutions concrètes de la part du régime aggrave la perception que le gouvernement est complètement déconnecté des véritables problèmes du peuple.
Alors que le pays continue d'être plongé dans une crise multidimensionnelle, le gouvernement de Díaz-Canel choisit de maintenir une image de proximité et de contrôle, alors qu'en réalité, il laisse les Cubains dans une spirale de paupérisation et de désespoir.
Questions fréquentes sur la crise énergétique à Cuba et l'action de Díaz-Canel
Pourquoi Miguel Díaz-Canel a-t-il été critiqué pendant la crise énergétique à Cuba ?
Miguel Díaz-Canel a été critiqué pour son apparente déconnexion avec la réalité vécue par le peuple cubain, après avoir été filmé en train de danser lors d'un événement à Camagüey tandis que le pays subit des coupures de courant prolongées et une pénurie de ressources de base. Son attitude a été perçue comme insensible face aux graves problèmes auxquels la population est confrontée.
Quelles mesures le gouvernement cubain a-t-il promises pour résoudre la crise énergétique ?
Le gouvernement cubain, dirigé par Díaz-Canel, a promis des investissements dans le secteur énergétique, comme l'installation de parcs photovoltaïques, mais n'a pas fourni de détails clairs sur les délais ou les montants. Le manque de solutions concrètes et efficaces a été un point de critique constant.
Comment la population cubaine a-t-elle réagi aux déclarations de Díaz-Canel sur la crise ?
La population cubaine a réagi avec frustration et colère aux déclarations de Díaz-Canel, les qualifiant de moqueries et de promesses vides. Les réseaux sociaux ont été un espace où les citoyens expriment leur mécontentement et critiquent l'absence de solutions réelles à la crise qu'ils affrontent.
Quelle est la situation actuelle du système électrique à Cuba ?
Le système électrique à Cuba fait face à un grave effondrement avec des coupures prolongées qui affectent la vie quotidienne des citoyens. Les autorités ont évoqué une “légère amélioration”, mais la réalité est que la situation reste insoutenable, sans un plan clair de redressement à court terme.
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