Les États-Unis annoncent l'imposition de nouvelles sanctions contre des fonctionnaires et des répressifs cubains

Les sanctions incluent des restrictions d'entrée aux États-Unis tant pour les personnes impliquées que pour leurs proches.


Le gouvernement des États-Unis a annoncé que de nouvelles sanctions contre des responsables du régime cubain sont en cours, en réponse aux violations systématiques des droits de l'homme sur l'île.

Ainsi l’a confirmé le chargé d'affaires de l'ambassade des États-Unis à La Havane, Mike Hammer, lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi à Miami.

« Les sanctions de mercredi ne sont qu'un début, pas une fin. Cette administration est déterminée à sanctionner les répresseurs. Il y aura des conséquences pour leurs actions. Je ne peux pas anticiper d'autres mesures qui arriveront, mais elles viendront, je vous l'assure », a déclaré Hammer.

Les déclarations du diplomate font suite à la récente imposition de sanctions contre quatre fonctionnaires judiciaires cubains, en raison de leur implication directe dans l'arrestation arbitraire et la condamnation de l'activiste Luis Robles Elizástigui, incarcéré en 2020 après s'être manifesté pacifiquement avec une affiche demandant “Liberté” et “Non + répression”.

Les sanctions concernent la procureure Yanaisa Matos Legrá et les juges Gladys María Padrón Canals, María Elena Fornari Conde et Juan Sosa Orama, tous rattachés au Tribunal Provincial Populaire de La Havane.

Selon le Département d'État, ces fonctionnaires "ont agi en tant qu'agents du régime, non en tant que représentants d'un pouvoir judiciaire indépendant".

Les sanctions incluent des restrictions d'entrée aux États-Unis tant pour les impliqués que pour leurs proches immédiats.

« Les juges sanctionnés sont responsables de procédures juridiques simulées qui visent, condamnent et sentence injustement des personnes pour des expressions pacifiques et un activisme politique », a indiqué le communiqué du Département d'État.

L'action a été soutenue par un haut responsable du ministère des Affaires étrangères américain, qui a souligné que cette politique fait partie de l'engagement de la administration Trump en faveur de la responsabilité et de la défense des droits de l'homme à Cuba.

Dans ce contexte, il a été réitéré que des cas comme ceux de José Daniel Ferrer et Félix Navarro, dirigeants de l'opposition réincarcérés pour des "raisons futiles", démontrent l'utilisation systématique du pouvoir judiciaire comme outil de répression.

Luis Robles, le jeune dont l'arrestation a donné lieu aux sanctions, a été libéré en janvier 2025 après avoir purgé presque l'intégralité de sa peine. Son cas a suscité l'indignation internationale et a été qualifié par le Groupe de travail sur la détention arbitraire de l'ONU comme une détention injuste et arbitraire.

«Cette réponse démesurée témoigne de l'intolérance du régime envers la dissidence et du manque de libertés fondamentales sur l'île», a souligné le Département d'État.

Questions fréquentes sur les sanctions des États-Unis à l'égard des responsables cubains

Pourquoi les États-Unis ont-ils imposé des sanctions à des responsables cubains ?

Les États-Unis ont imposé des sanctions à des responsables cubains en raison de violations systématiques des droits de l'homme. Ces sanctions ciblent les responsables qui ont participé à des détentions arbitraires et à des procès injustes, comme dans le cas de l'activiste Luis Robles Elizástigui, qui a été emprisonné pour s'être manifesté pacifiquement.

Qui sont les fonctionnaires cubains sanctionnés par les États-Unis ?

Les fonctionnaires sanctionnés incluent la procureure Yanaisa Matos Legrá et les juges Gladys María Padrón Canals, María Elena Fornari Conde et Juan Sosa Orama, qui sont affiliés au Tribunal Provincial Populaire de La Havane. Ces individus ont été responsables de l'arrestation et de la condamnation arbitraire de l'activiste Luis Robles.

Quelles sont les conséquences des sanctions pour les fonctionnaires cubains et leurs familles ?

Les sanctions imposées par les États-Unis incluent des restrictions d'entrée dans le pays tant pour les fonctionnaires sanctionnés que pour leurs proches. Cela signifie que ces individus et leurs familles ne sont pas éligibles pour entrer aux États-Unis.

Quel est le contexte derrière les sanctions contre les fonctionnaires cubains ?

Les sanctions font partie d'un engagement du gouvernement des États-Unis à exiger des comptes à ceux qui violent les droits de l'homme à Cuba. Ce contexte inclut la répression systématique du régime cubain contre la dissidence et l'utilisation du système judiciaire comme outil de répression politique. Des cas comme ceux de José Daniel Ferrer et Félix Navarro illustrent ce schéma de violations.

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