Irán, un Cubain originaire de Guantánamo qui est arrivé aux États-Unis en 1995, fait aujourd'hui face à une dure réalité, vivant dans les rues de quartiers comme Wynwood et Overtown, à Miami, où la violence, les drogues et les menaces l'obligent à chercher désespérément un refuge sûr.
Son témoignage, diffusé sur le compte de TikTok @conductadade, reflète la dureté du désespoir vécu par de nombreux migrants cubains. “Les gens là-bas sont très conflictuels et il vaut mieux que je parte d'ici... un policier qui me connaît m'a dit : il faut que tu partes d'ici, si je te revois ici, je devrai t'arrêter”, a-t-il raconté.
Irán assure que, la nuit, la situation devient insoutenable. “Le jour, c'est une chose, mais la nuit tout le monde est drogué, ivre et les problèmes s'enchaînent”, a-t-il déclaré. C'est pourquoi il préfère rester seul : “Je n'aime pas les groupes de gens car dans les groupes, il y a plus de problèmes... je sais juste comment esquiver”.
Dans la vidéo, il explique qu'il espère être pris en charge pour intégrer un programme de réhabilitation à Borinquen, une opportunité qui pourrait changer son destin. “Je dois le faire quoi qu'il arrive, je n'ai pas d'autre option”, a-t-il admis.
Selon les détails fournis par @conductadade dans la description du matériel, après plusieurs jours de négociations, l'Iran a enfin accepté d'entrer dans un centre de réhabilitation géré avec le soutien de la ville.
« Si vous n'arrivez pas à y entrer, nous espérons pouvoir vous en faciliter un. Votre histoire reflète l'importance de ne pas renoncer et de toujours chercher un nouveau départ », a souligné la plateforme.
Un antécédent de la même page
Le cas de l'Iran n'est pas isolé. En septembre, la même page a partagé le récit de Roberto Ruiz Torres, un Cubain de Matanzas qui a passé 27 ans dans les rues de Miami après être arrivé lors de l'exode de Mariel en 1980.
“Nobody is safe here. They rob you, they knock you down to take your bicycle. It’s a world where there are no laws. Je suis en vie par grâce de Dieu”, a alors confessé Roberto, qui à 73 ans se décrivait comme “mort de son vivant” après presque trois décennies sans toit ni foyer.
Des histoires comme celles d'Iran et Roberto mettent en lumière un aspect peu visible de l'expérience migratoire : celui des Cubains qui, après des décennies aux États-Unis, se retrouvent piégés dans une extrême pauvreté, sans papiers ni réseaux de soutien, luttant chaque jour contre la violence et la marginalisation.
Le travail de plateformes comme @conductadade permet de mettre en lumière ces réalités, qui rappellent que tout le monde n'atteint pas le fameux "rêve américain", mais qui rappellent aussi que chaque jour peut être une opportunité de changer le cours de sa vie.
Questions fréquentes sur la situation des migrants cubains à Miami
Quelle est la situation de l'Iran, le cubain de Guantánamo, à Miami ?
Irán vit dans les rues de Miami, confronté à la violence et aux menaces dans des quartiers comme Wynwood et Overtown. À 68 ans, il recherche désespérément un refuge sûr et a accepté d'entrer dans un centre de réhabilitation avec le soutien de la ville.
Comment la violence et la consommation de drogues affectent-elles les migrants cubains à Miami ?
La violence et la consommation de drogues sont des problèmes significatifs dans les quartiers où vivent de nombreux migrants cubains sans abri, comme Wynwood et Overtown à Miami. Ces circonstances compliquent encore davantage leur capacité à trouver un refuge sûr et à reconstruire leur vie.
Quel impact a la plateforme @conductadade sur la visibilité des migrants cubains sans-abri ?
@conductadade joue un rôle crucial dans la mise en lumière des histoires des migrants cubains qui vivent dans la rue à Miami. En documentant et en partageant leurs expériences sur les réseaux sociaux, elle aide à sensibiliser et à mobiliser du soutien pour ces personnes.
Quelles autres histoires de migrants cubains à Miami ont été partagées par @conductadade ?
@conductadade a partagé diverses histoires, y compris celle de Roberto Ruiz Torres, qui a vécu 27 ans dans les rues de Miami, et celle de Luis Sánchez, un vétéran de guerre qui lutte pour survivre. Ces histoires reflètent les défis auxquels font face de nombreux migrants cubains après leur arrivée aux États-Unis.
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