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En Floride, les expressions artistiques dans les rues et aux passages piétonniers sont devenues le nouvel objectif de la politique étatique.
Un ordre récent interdit tout type de peinture dans les espaces publics qui transmette des messages sociaux ou politiques, affectant directement les symboles de la fierté LGBTQ+.
Selon un rapport de l'agence AP, le Département des Transports de Floride a émis un mémorandum interdisant ce que l'on appelle "l'art de surface" sur les passages piétons, les trottoirs et aux intersections.
La mesure, soutenue par l'administration du gouverneur républicain Ron DeSantis, avertit que les villes qui ne s'y conformeraient pas pourraient perdre l'accès aux fonds étatiques destinés à l'infrastructure.
La disposition oblige à supprimer les passages piétonniers aux couleurs de l'arc-en-ciel qui étaient devenus des symboles de diversité dans plusieurs localités.
À Orlando, des travailleurs de l'État ont recouvert de peinture grise le carrefour en face du club Pulse, où 49 personnes ont été assassinées en 2016 lors de la pire massacre visant la communauté LGBTQ+ dans le pays jusqu'à ce moment-là.
Selon l'AP, la réaction ne s'est pas faite attendre : des activistes, des collectifs artistiques et des citoyens ont répondu par des manifestations symboliques.
Une restauratrice d'Orlando, par exemple, a cédé des dizaines de places de stationnement pour que des artistes les remplissent de couleurs en signe de résistance.
À Sarasota, une église communautaire a peint un tronçon de 500 pieds avec les couleurs de l'arc-en-ciel en signe de soutien à la diversité.
Des critiques soutiennent que la mesure n'est pas isolée, mais fait partie d'une série d'actions du gouvernement de DeSantis contre les droits LGBTQ+, qui incluent des restrictions sur l'éducation relative à l'identité de genre et sur les traitements de confirmation de genre.
"L'art a toujours été résistance et guérison. S'ils effacent les symboles de fierté, nous en créerons davantage, a déclaré l'une des organisatrices citée par AP."
En août, DeSantis a ordonné aux villes de l'État d'éliminer les passages piétons peints aux couleurs de l'arc-en-ciel et a averti que, si cela n'était pas fait, elles pourraient perdre des millions de dollars en financement.
La mesure affecte des communautés comme Miami Beach, Key West et Fort Lauderdale, où ces symboles de fierté LGBTQ et d'inclusion ont été installés.
À ce moment-là, il a été indiqué que les municipalités avaient jusqu'au début de septembre pour se conformer à la disposition.
Dans le cas de Miami Beach, la date limite était le 4 septembre.
Le commissaire Alex Fernández a affirmé qu'un appel serait présenté lors de la réunion du 3 septembre et a défendu que ces drapeaux arc-en-ciel “sont un symbole de sécurité non seulement pour la communauté LGBTQ, mais aussi pour les autres résidents”.
Parmi les premiers lieux effacés se trouvait le croisement devant le club Pulse, à Orlando, site de la tragédie de 2016 qui a fait 49 victimes.
Questions fréquentes sur l'interdiction de l'art de rue LGBTQ+ en Floride
Pourquoi l'art de rue avec des symboles LGBTQ+ a-t-il été interdit en Floride ?
La prohibition de l'art de rue avec des symboles LGBTQ+ en Floride est due à un ordre du gouverneur Ron DeSantis. Cette mesure interdit de peindre des messages sociaux ou politiques sur des espaces routiers, affectant directement les symboles de la fierté LGBTQ+. Selon le Département des Transports de Floride, cela inclut les passages piétons, les trottoirs et les intersections.
Quel impact cette interdiction a-t-elle sur les villes de Floride ?
La prohibition affecte plusieurs villes de Floride, y compris Miami Beach, Key West et Fort Lauderdale, qui pourraient perdre accès à des fonds d'État si elles ne respectent pas la disposition. Les villes sont tenues de retirer les passages piétonniers aux couleurs de l'arc-en-ciel, considérés comme des symboles de diversité et d'inclusion.
Comment la communauté a-t-elle réagi à cette mesure ?
La communauté a répondu par des manifestations symboliques et des actions de résistance. Des activistes et des citoyens ont organisé des manifestations, et certains ont proposé des espaces alternatifs pour l'expression artistique, comme des places de stationnement et des sections de rues peintes en soutien à la diversité.
Cette mesure s'inscrit-elle dans une politique plus large à l'encontre de la communauté LGBTQ+ ?
Oui, les critiques soutiennent que cette mesure fait partie d'une série d'actions du gouvernement de DeSantis contre les droits des LGBTQ+. Elle inclut des restrictions sur l'éducation concernant l'identité de genre et sur les traitements de reconnaissance de genre, ainsi que des mesures pour retirer les symboles de fierté dans les espaces publics.
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