Miguel Díaz-Canel appelle à la discipline sociale et au respect de l'ordre intérieur, à un moment où les manifestations populaires à Cuba se multiplient et où la répression gouvernementale s'intensifie.
"C'est une opportunité pour que, au milieu de cette situation, nous garantissions la tranquillité citoyenne, le respect de l'ordre intérieur, la stabilité dans le pays, la discipline sociale et la participation aux tâches", a déclaré le dirigeant au début du IV Exercice National de prévention et de lutte contre le crime, lancé cette semaine dans tout le pays.
Lors de la réunion, il a comparé cet exercice national destiné à "renforcer la tranquillité citoyenne" à l'importance de lutter contre des phénomènes tels que la corruption, le narcotrafic, les illégalités et les "indisciplines sociales".
Le gouvernement cherche à consolider les expériences précédentes et à perfectionner les mécanismes de contrôle étatique dans les quartiers, les centres de travail et les entités publiques.
Díaz-Canel a souligné la nécessité de renforcer le lien entre les institutions et la population pour garantir "la stabilité" et la "participation aux principales tâches de la nation".
Son discours intervient à un moment de malaise social croissant à Cuba, marqué par des coupures de courant, des pénuries d'eau potable, le manque de nourriture, l'effondrement des services de base et l'augmentation de maladies telles que la dengue.
Cela a déclenché une vague de manifestations dans différentes villes et le régime a répondu en emprisonnant des manifestants. À Gibara, le nombre de personnes arrêtées s'élève à 27.
Criminalisation de la protestation pacifique
Le vendredi, 15 citoyens ont été condamnés à Bayamo pour s'être manifestés pacifiquement le 17 mars 2024, lors d'une journée où les cris de "Liberté", "Patrie et Vie" et "À bas la dictature" ont résonné dans les rues.
Les peines varient entre trois et neuf ans de prison, imposées pour des accusations courantes dans les procès politiques du régime : troubles à l'ordre public, outrages, résistance, désobéissance et incitation à commettre des délits.
Le tribunal a affirmé que les accusés ont porté atteinte à la « stabilité et à la sécurité des citoyens », le même langage utilisé par Díaz-Canel pour justifier un renforcement du contrôle social.
Les autorités affirment que les garanties procédurales ont été respectées, mais les organisations de droits de l'homme ont dénoncé le manque de transparence, des preuves inconsistantes et un schéma de répression systématique.
Le procès, tenu plus d'un an après les faits, a été marqué par des arrestations arbitraires, une détention provisoire prolongée et des accusations sans fondement, comme la prétendue possession illégale d'armes.
Renforcer le contrôle plutôt que de répondre aux demandes
Loin d'apporter des réponses aux demandes populaires, l'approche du régime reste centrée sur le contrôle. Díaz-Canel a ordonné de mettre à jour en permanence les plans de sécurité institutionnelle et a demandé d'agir avec fermeté face à des délits tels que le vol de câbles électriques et de transformateurs, des problèmes structurels aggravés par la crise économique elle-même.
Entre los temas priorizados mencionó la violence de genre, la évasion fiscale y la corruption administrative, aunque estos flagelos conviven con una estructura estatal opaca, sin prensa libre ni mecanismos de rendición de cuentas.
La récente vague répressive a inclus des arrestations nocturnes, des menaces de procès sommaires et une surveillance intensifiée dans des quartiers considérés comme "chauds".
« La lutte contre la délinquance doit être une tâche quotidienne », a déclaré Díaz-Canel, laissant entendre que la discipline sociale ne se construira pas avec la justice, mais avec des punitions exemplaires. Son appel à la « tranquillité citoyenne » contraste avec les images de répression, de brutalités et d'arrestations qui ont accompagné chaque explosion de protestation ces dernières années.
À Cuba, le droit de manifester reste criminalisé, et ceux qui osent l'exercer risquent des années d'emprisonnement. L'appel du régime à la "stabilité" est un avertissement que la répression se poursuivra.
Questions fréquentes sur la situation actuelle à Cuba et les déclarations de Díaz-Canel
Pourquoi les manifestations à Cuba ont-elles récemment augmenté ?
Les manifestations à Cuba ont augmenté en raison d'un malaise social croissant, marqué par des coupures de courant, un manque d'eau potable, une pénurie alimentaire, l'effondrement des services de base et une augmentation des maladies comme le dengue. Ce contexte a poussé les citoyens à se manifester dans différentes villes du pays.
Comment le gouvernement cubain a-t-il réagi face aux manifestations ?
Le gouvernement cubain a répondu aux manifestations par une intensification de la répression, en enfermant des manifestants et en durcissant les mécanismes de contrôle social. Les autorités ont procédé à des arrestations nocturnes, à des procès expéditifs et ont intensifié la surveillance dans des quartiers considérés comme "sensibles".
Quelles mesures Díaz-Canel a-t-il annoncées pour faire face à la situation à Cuba ?
Miguel Díaz-Canel a souligné la nécessité de rapprocher les institutions de la population pour garantir la stabilité. Cependant, l'approche du régime reste centrée sur le contrôle plutôt que sur la réponse aux demandes populaires, mettant constamment à jour les plans de sécurité institutionnelle et agissant avec fermeté face à des délits tels que le vol de câbles électriques.
Quelle a été la réaction internationale face à la répression à Cuba ?
Organisations de droits de l'homme ont dénoncé le manque de transparence dans les procédures judiciaires et le schéma de répression systématique à Cuba. Elles ont critiqué que les garanties procédurales ne soient pas respectées et que les accusations lors des procès politiques soient inconsistantes, mettant en évidence une criminalisation de la protestation pacifique.
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