Ciego de Ávila en alerte en raison de cas fébriles et d'une forte suspicion de Chikungunya

Les autorités sanitaires mettent en garde contre une augmentation des arboviroses dans la province, avec une circulation confirmée d'oropouche et une possible expansion du chikungunya.

Moustique Aedes aegypti (Image de référence)Photo © Invasor

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Les autorités sanitaires de Ciego de Ávila ont officiellement déclaré la transmission de maladies par arbovirus dans au moins deux zones du système de santé : le policlinique Belkis Sotomayor, dans la ville principale, et le policlinique Sud de Morón. Cette décision fait suite à une augmentation significative des cas de fièvre et à la prolifération du moustique Aedes aegypti, vecteur de plusieurs maladies.

Selon des déclarations faites à la station Radio Surco par le docteur José Luis López González, sous-directeur provincial d'Épidémiologie, des affections telles que le zika et la fièvre jaune sont surveillées sur le territoire. Cependant, des cas d'oropouche ont été confirmés et il existe de fortes suspicions de circulation du virus chikungunya. Pour confirmer cette dernière maladie, l'isolement du virus est nécessaire, un procédé qui est réalisé à l'Institut de Médecine Tropicale Pedro Kourí (IPK).

L'information, diffusée par le journal provincial Invasor, détaille également que les autorités ont appelé à la responsabilité citoyenne et ont souligné l'importance d'éliminer les foyers de moustiques par la collecte des déchets solides et l'assainissement de l'environnement. Il a également été insisté sur le fait que la population doit consulter un médecin en cas de symptômes fébriles, surtout si ceux-ci persistent au-delà du sixième jour, moment où le test d'immunoglobuline M (IGM) peut aider à identifier clairement le virus responsable.

Facebook / Periódico Invasor

Bien que les actions de contrôle antivectoriel restent renforcées, la situation dans le reste de la province continue d'être évaluée, et il n'est pas exclu que la transmission soit déclarée dans d'autres municipalités avilènes si le panorama épidémiologique l'exige.

Cette alerte survient dans un contexte national marqué par la circulation simultanée du dengue, du chikungunya et de l'oropouche dans plusieurs provinces. Dans la province occidentale de Matanzas, une cubanoise a raconté sur les réseaux sociaux son expérience avec un virus qui lui a causé de fortes fièvres, une inflammation des articulations et des douleurs insupportables, symptômes compatibles avec le chikungunya.

La préoccupation internationale a également augmenté. L'ambassade des États-Unis à La Havane a émis une alerte sanitaire destinée à ses citoyens suite à un avertissement des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), recommandant des précautions aux voyageurs, en particulier aux femmes enceintes et aux personnes vulnérables.

Pendant ce temps, le Ministère de la Santé publique a confirmé la circulation du virus chikungunya dans cinq provinces cubaines, y compris Matanzas, Guantánamo, Santiago de Cuba, Pinar del Río et La Havane. La combinaison de fortes pluies, de températures élevées et d'accumulation de déchets a favorisé la prolifération des moustiques et complexe le tableau épidémiologique actuel.

Au milieu de cette situation, les autorités insistent sur la vigilance communautaire, l'autoprotection et l'élimination constante des foyers comme mesures clés pour contenir la propagation des arboviroses sur l'île.

Questions fréquentes sur l'épidémie de chikungunya à Cuba

Quelle est la situation actuelle du chikungunya à Cuba ?

Le chikungunya s'est étendu à cinq provinces cubaines, y compris Matanzas, Guantánamo, Santiago de Cuba, Pinar del Río et La Havane. Cette épidémie a commencé dans la municipalité de Perico, Matanzas, et s'est propagée en raison de la présence du moustique Aedes aegypti. Les autorités ont mis en place des mesures de fumigation et d'élimination des sites de reproduction pour contrôler la situation.

Quelles mesures sont prises pour contrôler le chikungunya à Ciego de Ávila ?

En Ciego de Ávila, les autorités ont déclaré la transmission d'arbovirus dans des zones spécifiques et ont renforcé les actions antivectorielles. La population est appelée à éliminer les foyers de moustiques et à consulter un médecin en cas de symptôme fébrile. La surveillance épidémiologique est maintenue afin de détecter et de traiter rapidement de nouveaux cas.

Quels sont les symptômes du chikungunya et comment se distingue-t-il d'autres maladies comme la dengue ?

Le chikungunya se caractérise par une forte fièvre d'apparition aiguë, des douleurs articulaires sévères et une inflammation. Contrairement au dengue, qui peut provoquer une fièvre connue sous le nom de "fièvre des os brisés", le chikungunya entraîne des douleurs articulaires intenses qui peuvent persister après la phase aiguë. Il est essentiel de consulter un médecin pour un diagnostic approprié et éviter des complications.

Comment le climat affecte-t-il la prolifération du chikungunya à Cuba ?

Le climat à Cuba, caractérisé par des pluies intenses et des températures élevées, favorise la prolifération du moustique Aedes aegypti, vecteur du chikungunya. L'accumulation de déchets et le manque d'assainissement contribuent également à la création de gîtes larvaires de moustiques. Ces conditions ont compliqué le tableau épidémiologique et facilité l'expansion du virus dans plusieurs provinces.

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