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Des plateformes indépendantes ont confirmé ce mercredi deux autres féminicides à Cuba, ce qui porte à 35 le nombre de crimes liés à la violence masculine en 2025.
Les observatoires de genre de la revue Alas Tensas (OGAT) et Yo Sí Te Creo en Cuba (YSTCC) ont vérifié les récents meurtres de Noralis Estenoz, à La Havane, et Liudmila Álvarez Coll, dans la province de Granma, signalés ces derniers jours par des citoyens, des activistes et des médias indépendants.
Noralis a été tuée à l'arme blanche le 5 octobre dernier par un homme qui avait été son partenaire, dans son domicile dans le quartier de Versalles, dans la municipalité de La Lisa.
Selon des informations non officielles circulant sur les réseaux sociaux, l'agresseur a tenté de fuir après avoir commis le crime, mais a été touché par une balle d'un officier de police.
Des proches de la victime ont affirmé que l'individu est décédé plus tard à l'hôpital, mais cette information n'a pas été confirmée par les autorités, qui n'ont publié aucune information concernant le féminicide.
Dans son communiqué de ce mercredi, OGAT et YSTCC ont exigé des autorités "qu'elles se prononcent sur la capture de l'agresseur, qui a pris la fuite".
Plusieurs personnes ont affirmé que Noralis était la mère de trois enfants.
Le 6 octobre, un autre événement a bouleversé la société cubaine. Le féminicide de Liudmila Álvarez Coll, également dans son foyer, dans le quartier La Marina, de la municipalité de Manzanillo, aux mains de son partenaire.
Des témoins ont rapporté qu'une dispute a éclaté entre les deux à l'intérieur de la maison, où l'homme a attaqué Liudmila avec une arme blanche. Il est sorti dans la rue en criant des phrases offensantes et elle est également sortie, avec de multiples blessures qui l'ont fait s'effondrer sur le trottoir.
L'individu, identifié comme Jaime Yuniel Bazán Rodríguez, s'est échappé du lieu. Les plateformes ont exigé des autorités des "informations claires" sur son emplacement.
Liudmila a laissé une fille. OGAT et YSTCC ont déploré les deux féminicides et ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes.
Le sous-enregistrement que tiennent ces organisations inclut également le meurtre d'un homme associé à des motifs de genre, cinq tentatives de féminicide et trois cas nécessitant l'accès à l'enquête policière.
De plus, ils continuent d'enquêter sur trois féminicides possibles dans les provinces de Santiago de Cuba, Villa Clara et Camagüey.
Ces faits mettent en évidence la grave crise de violence dans la société cubaine et l'absence de protocoles de protection efficaces pour les femmes.
Depuis 2019 jusqu'au 1er octobre de cette année, les deux plateformes ont documenté 300 féminicides à Cuba, un chiffre qui représente seulement un sous-enregistrement de la violence machiste qui persiste sur l'île.
Questions fréquentes sur les féminicides à Cuba en 2025
Combien de féminicides ont été signalés à Cuba en 2025 ?
Jusqu'en octobre 2025, 35 féminicides ont été signalés à Cuba, selon les plateformes féministes Yo Sí Te Creo en Cuba (YSTCC) et l'Observatoire de Genre de Alas Tensas (OGAT). Les chiffres font partie d'un sous-enregistrement que ces organisations effectuent en raison du manque d'informations officielles de la part du gouvernement cubain.
Quelles mesures le gouvernement cubain prend-il pour lutter contre les féminicides ?
Le gouvernement cubain a été critiqué pour ne pas prendre de mesures efficaces pour lutter contre les féminicides. Le féminicide n'est pas répertorié comme un délit dans le Code pénal en vigueur, et le régime ne reconnaît pas officiellement le terme. L'absence de politiques publiques efficaces et le manque de protocoles de protection pour les femmes aggravent la situation de violence de genre dans le pays.
Quelles organisations travaillent pour sensibiliser et lutter contre la violence de genre à Cuba ?
Les organisations Yo Sí Te Creo à Cuba (YSTCC) et l'Observatoire de Genre d'Alas Tensas (OGAT) sont deux des principales plateformes indépendantes qui œuvrent pour rendre visible et lutter contre la violence de genre à Cuba. Elles documentent des cas de féminicides, offrent un soutien aux victimes et plaident pour des politiques publiques qui protègent les femmes et préviennent la violence. Depuis 2019 jusqu'au 1er octobre 2025, elles ont vérifié 300 féminicides sur l'île.
Quel est l'impact des féminicides sur les familles et les communautés cubaines ?
Les féminicides à Cuba laissent de nombreuses familles et communautés dans la douleur et l'impunité. Les enfants des victimes se retrouvent souvent orphelins et sans la protection adéquate de l'État, ce qui met en lumière un manque de politiques publiques pour soutenir ces victimes indirectes de la violence de genre.
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