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L'opposant cubain José Daniel Ferrer García, leader de l'Union Patriotique de Cuba (UNPACU), a célébré avec enthousiasme la victoire du président argentin Javier Milei lors des élections législatives qui se sont tenues ce dimanche, au cours desquelles le parti La Liberté Avance (LLA) a obtenu plus de 40 % des voix et a consolidé son pouvoir au Congrès.
« Félicitations à Javier Milei et La Liberté Avance pour leur victoire électorale. Très bonne nouvelle pour l'#Argentine et tout le Continent. Très bonne nouvelle pour les Cubains amoureux de la Liberté ! Vive la Liberté, bon sang ! », a écrit Ferrer sur son compte X (anciennement Twitter), un message qui s'est rapidement viralisé parmi les opposants cubains et les partisans du président argentin.
L'activiste, récemment exilé aux États-Unis après des années de prison et de harcèlements de la part du régime cubain, a interprété le résultat électoral comme un signe d'espoir pour les forces démocratiques de l'Amérique Latine, en particulier dans les pays où des régimes autoritaires persistent.
Sa félicitation s'inscrit dans une série de réactions de dirigeants et d'activistes latino-américains qui considèrent l'avancée libertaire argentine comme une opportunité pour reconfigurer la carte politique régionale.
Depuis son arrivée aux États-Unis, le leader d'opposition cubain a intensifié son agenda de dénonciations contre le régime de Miguel Díaz-Canel et Raúl Castro, tout en coordonnant un réseau de soutien pour les familles de prisonniers politiques dans l'île. Comme il l'a réitéré à plusieurs reprises, son exil ne signifie pas la fin de son activisme.
La publication de Ferrer a été reprise par des utilisateurs cubains, nombreux parmi eux vivant en exil, qui ont vu dans la victoire de Milei une défaite symbolique du populisme de gauche qui domine une grande partie du continent.
Milei et le régime cubain : Une relation marquée par la confrontation idéologique
Le président argentin Javier Milei a été, avant même d'accéder au pouvoir, l'un des critiques les plus virulents du régime cubain.
Son discours libertaire et franc contre le socialisme l'a placé aux antipodes du Palais de la Révolution, qui a perdu à Buenos Aires un ancien allié et a gagné un détracteur déterminé.
Lors de sa campagne présidentielle en 2023, Milei n'a laissé aucun doute sur sa position : il a qualifié le système cubain de "sanglant, assassin et affameur", et a défini l'île comme "une prison et un enfer" gouverné par des communistes.
Après l'éclatement social du 11 juillet 2021 (11J), l'économiste a envoyé un message aux manifestants cubains les encourageant à ne pas abandonner : “Camerades cubains, ne cédez pas. Avancez ! Vive la liberté, bon sang !”.
Ses déclarations, chargées d'un ton provocateur, s'alignent avec sa vision selon laquelle le communisme est “une idéologie appauvrissante et ennemie de la liberté individuelle”. Dans plusieurs émissions de télévision en Argentine, Milei a utilisé Cuba comme exemple de l'échec du socialisme d'État, de la répression politique et de l'effondrement économique provoqué par des décennies de centralisme.
Une fois élu président, il a maintenu sa ligne. En décembre 2023, il a décidé de ne pas inviter Miguel Díaz-Canel, Nicolás Maduro, Daniel Ortega ni le président iranien Ebrahim Raisi à sa cérémonie d'investiture, prenant ainsi ses distances avec les régimes qui "violent systématiquement les droits de l'homme".
Pour de nombreux dissidents cubains, parmi eux Ferrer, l'ascension de Milei représente un souffle moral dans la région et un message de soutien à ceux qui luttent contre les régimes autoritaires du continent.
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