Alerte sanitaire à Santiago de Cuba en raison d'une épidémie de dengue et de chikungunya

Les autorités de santé rapportent une transmission active des deux virus, avec une moyenne quotidienne oscillant entre 1 200 et 1 234 patients souffrant de fièvre.

Basurero à Santiago de CubaPhoto © Facebook

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Santiago de Cuba est en alerte sanitaire en raison de l'augmentation soutenue des cas de fièvre associés au dengue et au chikungunya, selon des sources du Ministère de la Santé publique citées par la station officielle CMKC Radio Revolución.

Les autorités sanitaires -qui ont reconnu mardi qu'il y avait une épidémie- rapportent une transmission active des deux virus, avec une moyenne quotidienne oscillant entre 1 200 et 1 234 patients présentant de la fièvre d'origine non spécifique, indique le rapport.

Le récent passage d'un ouragan dans la région a aggravé la situation en augmentant la prolifération du moustique Aedes aegypti, vecteur de transmission de ces maladies.

Le Institut de Médecine Tropical Pedro Kourí (IPK) a confirmé la plus grande circulation du virus du chikungunya, détecté pour la première fois en Afrique en 1952 et propagé dans les Amériques depuis 2014.

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Sa rapide expansion à Cuba est attribuée à la forte densité de moustiques, au mouvement des personnes et aux déficiences dans la gestion sanitaire locale.

Le chikungunya provoque de fortes fièvres et des douleurs articulaires sévères, qui peuvent devenir incapacitantes.

La phase aiguë dure généralement entre 7 et 10 jours, bien que les symptômes puissent persister pendant des semaines, voire des mois.

En revanche, le dengue, dans ses variantes les plus agressives, peut provoquer des hémorragies internes et des complications graves, surtout chez les personnes ayant déjà contracté un sérotype différent du virus.

Le diagnostic précis du chikungunya ne peut être effectué qu'à partir du sixième jour de la maladie, par le biais d'une analyse de monosucre, ce qui crée une confusion avec d'autres infections virales, soulignent les autorités sanitaires.

Dans les hôpitaux, les hospitalisations sont classées provisoirement comme des cas suspects de dengue ou de chikungunya, afin de faciliter la surveillance épidémiologique.

Bien que le chikungunya n'affiche pas historiquement des taux de mortalité élevés, il peut entraîner des complications sévères lorsque des maladies chroniques coexistent ou en cas de co-infection avec le dengue.

Dans les cas fatals, il est nécessaire de réaliser des études post mortem pour déterminer la cause exacte du décès.

Les autorités sanitaires insistent sur l'importance de consulter un médecin dès l'apparition de tout symptôme de fièvre, d'éruptions cutanées ou de douleurs articulaires intenses, et recommandent de renforcer les mesures de prévention pour éviter les lieux de reproduction des moustiques.

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