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La Oficina Nationale de Statistique et d'Information (ONEI) a assuré ce mardi que l'essai de recensement réalisé dans la municipalité de Santa Cruz del Norte, Mayabeque, s'est conclu avec des “résultats réussis” et servira de base pour un Recensement National “plus efficace et précis” prévu pour 2026, et si la promesse est tenue, cela refléterait l'énorme exode massif survenu ces dernières années.
Dans une série de publications sur X, l'institution a informé que le test pilote a permis d'évaluer la technologie et la méthodologie du processus, grâce à la collecte d'informations dans cinq zones de recensement avec des dispositifs mobiles de capture de données.
La ONEI a expliqué que lors de l'essai, le fonctionnement des applications informatiques a été vérifié, le personnel participant a été formé et les questions du questionnaire de recensement ont été validées, sans détecter de "déficiences significatives", selon les autorités.
L'organisme d'État a souligné que les données obtenues seront analysées "pour perfectionner l'opération nationale et garantir un décompte plus précis et efficace", bien qu'aucun détail n'ait été donné sur les éventuels problèmes logistiques ou limitations technologiques rencontrés durant le processus.
L'essai, réalisé avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), marque le début du "compte à rebours" vers le prochain recensement de la population et des logements, que le régime prévoit de réaliser dans tout le pays l'année prochaine.
Sur les réseaux sociaux, l'institution a remercié les habitants de Santa Cruz del Norte "pour avoir ouvert leurs portes" et le personnel qui a participé "pendant près d'un mois de travail sur le terrain", dans ce qu'elle a décrit comme un exercice de préparation technique et organisationnelle.
La ONEI affirme que le nouvel appareil vise à "moderniser le système statistique national" et à "renforcer la gestion des politiques publiques", bien que le manque d'indépendance institutionnelle soulève des doutes sur la fiabilité des chiffres officiels.
La réduction de la population résidente à Cuba a fait l'objet de multiples études et avertissements ces derniers mois.
Une étude publiée au début de l'année a révélé que le nombre d'habitants sur l'île est tombé en dessous de huit millions, un chiffre alarmant qui reflète à la fois le vieillissement démographique et l'émigration soutenue.
Ce phénomène a été reconnu par le régime lui-même. Des responsables du gouvernement ont admis que le pays est en dessous du niveau de remplacement démographique, ce qui met en péril le maintien des services essentiels et la planification économique future.
Les autorités ont reconnu que de moins en moins d'enfants naissent et que l'émigration des jeunes en âge de travailler affaiblit les projections de croissance et de main-d'œuvre.
La ONEI a également reflété cette tendance. Selon des chiffres officiels, seulement 9,7 millions de personnes vivent actuellement à Cuba, une baisse démographique considérable qui contraste avec les décennies précédentes.
Cependant, ces chiffres ont été remis en question par des experts et des analystes indépendants qui estiment qu'ils pourraient être encore plus gonflés que la réalité.
A cela s'ajoute un nouveau facteur qui complique le tableau : la migración interne.
Le déplacement de personnes depuis les provinces de l'intérieur vers La Havane ou les zones touristiques côtières crée des déséquilibres dans la répartition de la population, ce qui nuit aux efforts de planification territoriale du régime et complique l'exécution du prochain recensement national.
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