Plusieurs Cubains blessés après une bagarre dans un bar connu de Guantánamo : que sait-on sur ce qui s'est passé ?



L'incident s'est produit dans la madrugada de dimanche.

Entrée du bar où la bagarre a eu lieu (i) et Environs du bar, image de référence (d)Photo © Collage Facebook/Bar Estocolmo

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Une bagarre survenue dans la nuit du dimanche 23 novembre à l'intérieur et à l'extérieur du bar Estocolmo, l'un des plus connus de Guantánamo, a fait plusieurs blessés, des dommages matériels dans un hôpital et une procédure pénale en cours contre les personnes impliquées.

Ainsi l'a annoncé le Ministère de l'Intérieur (MININT) de cette province, qui a assuré avoir élucidé les faits et a réitéré sa condamnation de ces actes de violence.

Selon la note officielle du MININT -qui n'a pas précisé le nombre exact de blessés- les troubles ont commencé à l'intérieur de l'établissement, situé au cœur de la ville.

Au moment des faits, plusieurs des personnes impliquées étaient sous l'effet de l'alcool, et certains n'étaient même pas des résidents locaux, mais venaient de Santiago de Cuba.

Le motif du conflit, selon le rapport, serait d'ordre sentimental : “à la suite de conflits d'ordre passionnel”, a indiqué le communiqué sans fournir d'autres détails.

Les forces de sécurité du bar sont rapidement intervenues et ont expulsé les personnes impliquées, mais la situation s'est aggravée lorsque la confrontation s'est déplacée dans la rue, où les affrontements ont continué.

Transfert à l'hôpital et nouvelle attaque

Plusieurs des blessés ont été transportés par des moyens privés à l'hôpital provincial de Guantánamo.

Cependant, la violence ne s'est pas arrêtée là. Alors que les blessés recevaient des soins médicaux, quatre citoyens sont arrivés à l'hôpital sur deux motos avec l'apparente intention de raviver l'affrontement.

Selon le rapport officiel, les nouveaux arrivants "ont lancé plusieurs pierres contre la voiture qui avait transporté les blessés", ce qui a causé des dommages importants au pare-brise arrière et à deux vitrages de la porte d'accès à l'établissement médical.

Le MININT a qualifié l'épisode d'attentat contre l'intégrité physique des personnes et des biens collectifs.

Il a assuré que « durant le processus d'enquête, il a été possible d'identifier tous les participants à cet évènement regrettable, qui sont en cours de poursuite selon la gravité des faits, les circonstances et les dispositions prévues par la législation en vigueur ».

Source : Capture d'écran Facebook/Radio Guantánamo

Réactions mêlées sur les réseaux : Le bar, victime ou responsable ?

El journaliste Yosmany Mayeta a relayé sur les réseaux sociaux le communiqué du MININT, ce qui a généré des positions divergentes sur la responsabilité du bar Estocolmo dans ce type d'incidents.

Une commentatrice a défendu l'endroit, affirmant que le problème ne réside pas dans l'établissement, mais dans le comportement de ses visiteurs.

«C'est l'un des meilleurs bars. Les problèmes surviennent en fonction de la capacité des gens à se comporter, certains se transforment avec l'alcool et créent rapidement un conflit. Nous ne pouvons pas juger que le problème vient du bar, mais plutôt du type de personne qui le fréquente», a-t-il souligné.

D'autres utilisateurs ont été plus critiques, faisant référence tant à l'origine de certains impliqués qu'à la supposée réputation de l'endroit.

« Eh bien, un jour, Santiago ne sera pas dans les gros titres », a ironisé une internaute, tandis qu'une autre répondait : « Oui, ce sont des santiagueros. »

Un troisième commentaire était plus direct et condemnant : « Ce bar est un repaire de conflits et de toxicomanie, ils devraient le fermer définitivement. »

Le Ministère de l'Intérieur a conclu sa note par un message emphatique de rejet de ce type d'alterations de l'ordre public.

« Nous réitérons notre ferme rejet de ce type de comportements qui portent atteinte à la tranquillité des citoyens, au respect mutuel et à l'intégrité des personnes ainsi qu'à celle des biens collectifs », ont-ils écrit.

Alors que les enquêtes progressent, cet incident met en lumière une inquiétante escalade de violence dans les lieux de divertissement nocturnes à Cuba, dans un contexte marqué par la consommation d'alcool et, dans de nombreux cas, aussi de drogues.

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