Féminicide à Palmira : Une infirmière cubaine meurt aux mains de son partenaire à Cienfuegos



Le féminicide de l'infirmière Rosy Ferrer à Cienfuegos met en lumière la violence de genre à Cuba, où le manque de refuges et de lois aggrave la situation. OGAT et YSTCC confirment 42 féminicides en 2025.

Rosa Idania (Rosy) Ferrer Pérez/presumé agresseur Arisbel SuárezPhoto © Facebook/Nio Reportando un Crimen

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Une nouvelle tragédie met à nouveau en lumière la violence que subissent les femmes à Cuba : l'infirmière Rosa Idania (Rosy) Ferrer Pérez, âgée de 46 ans, a été étranglée par son partenaire dans le batey Elpidio Gómez, municipalité de Palmira, à Cienfuegos, selon ce qu'a confirmé l'Observatoire de Genre Alas Tensas (OGAT) sur ses réseaux sociaux.

Rosy, reconnue dans sa communauté pour son travail dans le secteur de la santé, avait souffert de violence pendant des années aux mains de l'agresseur présumé : Arisbel Suárez. Son assassinat s'est produit dans le propre foyer qu'ils partageaient, dans un contexte où les victimes manquent de voies efficaces de protection et de ressources institutionnelles.

Publication de Facebook/Alas Tensas

Hélas, Tensas a demandé de l'empathie pour des femmes comme Rosy, piégées dans des cycles de violence dont il est extrêmement difficile de sortir dans un pays où il n'existe pas de refuges étatiques, d'accompagnement psychologique intégral, de campagnes préventives ni d'un cadre juridique spécifique contre la violence de genre.

Plus de détails sur l'affaire saisissante

La page sur Facebook “Nio Reportando un Crimen” a rapporté que l'agresseur présumé se nomme Arisbel Suárez, connu sous le surnom de “Felipillo”. 

Publication de Facebook/Nio Signalement d'un crime

Suárez était le partenaire de la victime et avait fui après l'avoir assassinée dans la nuit du 30 novembre. Les rapports indiquent que l'homme a été celui qui a frappé et étranglé la victime, un fait qui a bouleversé la communauté.

Les rapports de voisins et des médias affirment qu'Arisbel Suárez a des antécédents criminels et aurait été emprisonné pour des délits liés à l'abattage illégal de bétail.

Un féminicide vérifié par des réseaux communautaires et des observatoires indépendants

Le crime a été signalé par des citoyens, des activistes et des médias indépendants, puis vérifié par les réseaux d'observation communautaire d'OGAT et Yo Sí Te Creo en Cuba (YSTCC), qui ont confirmé les faits avec des sources locales.

Les plateformes tiennent un registre parallèle en raison de l'absence de statistiques officielles et du manque de reconnaissance du féminicide en tant que catégorie légale à Cuba.

Les chiffres qui révèlent une urgence nationale

Selon les données mises à jour d'OGAT et YSTCC jusqu'au 3 décembre 2025, on dénombre à Cuba :

42 féminicides

1 meurtre d'homme pour des motifs de genre

16 tentatives de féminicide

3 cas encore en vérification

De plus, ils sont en cours d'investigation :

1 cas à Santiago de Cuba

2 à Camagüey

2 à Artemisa

1 à Villa Clara

1 en Granma

Ces chiffres, soutenus uniquement par des organisations indépendantes, mettent en évidence un vide institutionnel qui laisse les femmes sans protection et sans mécanismes efficaces pour dénoncer, fuir ou recevoir du soutien.

Condoléances

Alas Tensas a exprimé ses condoléances aux enfants adultes de Rosy, à sa famille, à ses proches et à ses patients, qui pleurent aujourd'hui sa perte et se souviennent d'elle sur les réseaux sociaux.

La mort de Rosy, comme celle de tant d'autres femmes sur l'île, est un avertissement urgent : sans politiques publiques réelles, sans refuges, sans protection et sans volonté étatique, la violence machiste continuera de coûter des vies.

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