La Fuerza Armada Nacional Bolivariana (FANB) du Venezuela a annoncé ce mercredi avoir détruit un aéronef présumément lié au narcotrafic dans l'État de Apure, au sud-ouest du pays, à la frontière avec la Colombie.
Avec cette opération, les autorités affirment avoir abattu 40 aéronefs en 2025.
Selon un communiqué diffusé par le Commandement Stratégique Opérationnel de la FANB sur les réseaux sociaux, l'action faisait partie de l'Opération Stratégique Écu Bolivarien "Indépendance 200".
L'institution a indiqué que l'avion, un bimoteur blanc sans inscriptions ni plan de vol autorisé, a été détecté grâce à des travaux de reconnaissance et de patrouille dans la municipalité Pedro Camejo.
Le commandant stratégique opérationnel, le général Domingo Hernández Lárez, a indiqué que le Système de Défense Aérospatiale Intégral a déclaré l'avion comme "hostile" en raison de l'absence de transpondeur et de permis officiels.
Selon la FANB, l’avion a été détruit au sol “pour éviter sa réutilisation par des groupes générateurs de violence”.
Cette action réaffirme l'engagement de l'État dans la lutte frontale contre le fléau du narcotrafic, a indiqué la publication, citant des ordres directs du président Nicolás Maduro.
La FANB soutient que les opérations d'interdiction aérienne font partie de la défense du territoire national et de son "modèle exemplaire" de lutte contre le narcotrafic, au milieu de pressions croissantes de Washington.
En fait, la mesure se produit dans un contexte de tension avec les États-Unis, qui en août dernier a déployé des unités aéronavales dans la mer des Caraïbes sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue et a annoncé il y a à peine quelques heures la destruction de trois narcolanchas.
Caracas considère les opérations américaines comme une “menace” et une tentative de faire pression politiquement sur le gouvernement de Maduro, que Washington ne reconnaît pas.
Depuis lors, les autorités vénézuéliennes ont intensifié leurs rapports sur les abattages et les neutralisations d'aéronefs présumés dédiés au transport illégal de drogues.
Venezuela affirme que la majorité des aéronefs détectés proviennent du territoire colombien, tandis que des organismes internationaux de contrôle antidrogue signalent que le pays reste un corridor clé pour le transit des cargaisons vers les Caraïbes et l'Amérique centrale.
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