Casa Blanca affirme avoir "la plus grande influence" sur le gouvernement intérimaire du Venezuela



La Maison Blanche affirme exercer une influence maximale sur le gouvernement intérimaire du Venezuela après la capture de Maduro. Les États-Unis commercialisent du pétrole vénézuélien et défendent leur intervention contre le narcotrafic.

Donald Trump/Delcy RodríguezPhoto © X/La Maison Blanche

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La Maison Blanche a assuré ce mercredi qu'elle maintenait "la plus grande influence" sur le gouvernement intérimaire du Venezuela dirigé par Delcy Rodríguez, après la capture du dictateur Nicolás Maduro et son transfert aux États-Unis, dans des déclarations faites par la porte-parole présidentielle, Karoline Leavitt, lors d'une conférence de presse à Washington.

Leavitt a affirmé que l'administration du président Donald Trump entretient une communication étroite avec les autorités intérimaires vénézuéliennes et que, selon lui, les décisions prises par ce gouvernement sont guidées par Washington.

«Le gouvernement des États-Unis a déjà commencé à commercialiser du pétrole brut vénézuélien sur le marché mondial au bénéfice des États-Unis, et a engagé des acheteurs et des banques internationales pour exécuter et soutenir ces ventes», a ajouté la porte-parole, sans fournir de détails précis sur les mécanismes légaux ou le cadre qui sous-tend ces opérations.

Leavitt a également défendu l'intervention américaine au Venezuela, utilisant des arguments liés à la lutte contre le trafic de drogues. Selon elle, le pays "n'enverra plus ni ne traficera de personnes ni de cartels criminels pour assassiner des citoyens américains", en référence aux politiques mises en place par l'administration Trump contre l'ancien régime de Maduro.

Cette affirmation émerge dans un contexte où la Maison Blanche a intensifié sa présence politique et économique au Venezuela après janvier 2026. Le gouvernement américain a saisi des navires pétroliers sanctionnés et cherche à renforcer son contrôle sur les revenus pétroliers vénézuéliens, qui pourraient atteindre entre 30 et 50 millions de barils de brut au profit des États-Unis.

Depuis Caracas, les autorités intérimaires affirment qu'aucun agent étranger ne gouverne le Venezuela et cherchent à distancier leurs décisions des pressions internationales, bien qu'à ce jour, elles n'aient pas précisé d'accords spécifiques avec les États-Unis en matière pétrolière.

La posture de la Maison Blanche reflète la stratégie de pression maximale et de contrôle politique et économique que les États-Unis déploient au Venezuela depuis le début de cette année, liée à la fois à la lutte contre le narcotrafic et à la gestion des vastes ressources énergétiques de ce pays sud-américain.

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