
Vidéos associées :
Dans un communiqué diffusé ce samedi par son canal officiel de Telegram, le chancelier vénézuélien Yván Gil a répondu directement aux paroles du pape Léon XIV, qui quelques jours plus tôt avait exprimé une “préoccupation” concernant la situation au Venezuela après l'incursion militaire étrangère qui a abouti à la capture du dictateur Nicolás Maduro.
Le chef de la diplomatie à Caracas a défendu la dignité et le "travail pacifique" de son pays, qualifiant d’“agression internationale sans précédent” l'opération qui, selon le gouvernement vénézuélien, viole la souveraineté nationale et le droit international.
Depuis cette position, le ministre a été plus loin en rejetant explicitement les accusations qui, depuis des mois, circulent dans les forums internationaux concernant la relation de l'État vénézuélien avec le crime organisé.
«Le Venezuela n'est ni n'a été un État de narcotrafic», a soutenu Gil, affirmant que cette narration a été démontée par des faits concrets et que celle-ci a été «encore plus exposée après l'attaque illégitime et illégale» qui aurait causé la mort de plus de cent personnes innocentes parmi les civils et les militaires, ainsi que la capture de Maduro et de sa femme, Cilia Flores.
Le texte relie directement ces accusations à une offensive politique plus large, et non à des preuves factuelles, et accuse des secteurs étrangers d'ignorer la réalité vénézuélienne.
Dans son message, Gil a également adressé une invitation au pape Léon XIV pour qu'il, selon lui, se rapproche "de cette réalité" et accompagne les fidèles vénézuéliens avec une compréhension plus équilibrée des faits, en défendant "la souveraineté, le droit international et la dignité des peuples".
Pour sa part, le pape, dans son intervention publique précédente, a appelé à ce que "le bien du peuple vénézuélien prévale" et a exhorté au respect de la souveraineté, de l'État de droit et des droits humains au milieu de la complexe vague d'événements que traverse la nation sud-américaine.
Archivé dans :