Les États-Unis font confiance aux drones comme supériorité aérienne, tandis que Cuba se vante de ses "jouets"



Les États-Unis avancent dans la technologie des drones pour la sécurité aérienne, tandis que Cuba utilise des drones lors d'exercices militaires de propagande, mettant en lumière l'écart technologique et les difficultés internes du pays.

Les États-Unis intègrent des drones dans leur stratégie de sécurité et de défense aérienne, tandis qu'à Cuba, ils sont exhibés comme partie des exercices militaires symboliques et de la propagande politique.Photo © Colage/X/U.S. Army et Facebook/Radio Angulo

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Alors qu'aux États-Unis les drones sont présentés comme un élément clé de la supériorité aérienne et de la sécurité nationale, à Cuba le régime les exhibe comme partie intégrante d'exercices militaires chargés de symbolisme et de propagande.

La secrétaire à la Sécurité nationale des États-Unis, Kristi Noem, a affirmé que les drones représentent "la nouvelle frontière de la supériorité aérienne américaine" et que, sous la direction du président Donald Trump, le pays entre dans une nouvelle étape pour protéger ses frontières et son territoire.

Captura de X/Secétaire Kristi Noem

Selon ses explications, la création d'un bureau exécutif spécialisé dans les systèmes aériens sans pilote et dans la lutte contre les drones hostiles vise à renforcer la sécurité interne, protéger les infrastructures critiques et garantir la sécurité lors des événements massifs, comme ceux prévus pour le 250e anniversaire des États-Unis et la Coupe du Monde de 2026.

En Cuba, le scénario était différent. À Holguín, lors de la Journée Nationale de la Défense, des médias officiels ont montré des images d'exercices militaires où apparaissent également des drones, aux côtés de pièces d'artillerie anciennes, de miliciens, de réservistes, d'étudiants et de civils. Le tout sous la consigne de la “Guerre de Tout le Peuple” et l'appel à défendre la souveraineté face à une menace externe qui n'est jamais précisée.

Les images révèlent des drones opérés dans des environnements ruraux, sans information publique sur leur portée, leur fonction réelle ou leur intégration à un système moderne de défense. Plus qu'une démonstration technologique, ils font partie d'une mise en scène politique où ce qui est central n'est pas la capacité militaire, mais la narration d'unité, de discipline et de loyauté envers le régime.

Un drone survole le ciel lors d'un exercice militaire à Cuba. Facebook/Radio Angulo.

Pour de nombreux Cubains, tant sur l'île qu'à l'extérieur, le contraste est évident. Alors que le pays fait face à des pannes d'électricité prolongées, à la pénurie alimentaire, à une crise des transports et à un exode inexorable, le gouvernement mobilise des civils et des jeunes pour participer à des exercices qui ont peu à voir avec les véritables problèmes de la population.

Dans ce contexte, les drones exposés à Holguín ne représentent pas une supériorité aérienne ni une réponse à des menaces concrètes. Ils fonctionnent plutôt comme des "jouets" propagandistes dans un rituel politico-militaire qui se répète chaque année, ancré dans la peur de l'ennemi extérieur et dans un discours de résistance qui ne résonne plus avec la vie quotidienne des Cubains.

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