« Je suis en route pour la Première Unité » : Une Cubane dénonce qu'on lui a escroqué cette somme d'argent par internet à Cuba



Une Cubaine dénonce une escroquerie après avoir acheté une antenne pour améliorer sa connexion dans les zones rurales. Elle a payé 6 000 pesos, mais l'appareil ne fonctionnait pas et le vendeur a disparu. Elle cherche justice auprès des autorités.

Escroquerie à CubaPhoto © @ayaini_lili / TikTok

Une Cubane a dénoncé publiquement avoir été victime d'une escroquerie après avoir acheté une antenne pour améliorer sa connexion internet, au milieu des constantes difficultés de connectivité auxquelles sont confrontés les habitants des zones rurales de l'île.

La jeune femme, identifiée sur TikTok comme @ayaini_lili, a raconté dans une vidéo qu'un de ses abonnés l'avait aidée financièrement à acquérir l'antenne, qui a coûté 6 000 pesos cubains. Cependant, en essayant de l'installer, elle a découvert que l'équipement ne fonctionnait pas correctement.

«Salut, salut ma belle communauté. Je vous raconte : je suis en route pour la Première Unité parce que je vous ai dit il y a quelques jours qu'un de mes abonnés m'a aidé à acheter une antenne pour améliorer la connexion et pouvoir être avec vous. Il s'avère que l'antenne ne fonctionne pas, et le vendeur m'a laissée en plan», a expliqué la Cubaine dans sa vidéo.

Selon son témoignage, le prétendu vendeur lui a proposé de l'aide par téléphone le lendemain, mais a ensuite cessé de répondre à ses messages. Quand il a essayé de reprendre contact, celui-ci lui a dit qu'il offrait seulement un jour de garantie.

« Mon téléphone ne se connecte pas, je l'ai déplacé, je l'ai soulevé, j'ai fait tout ce qu'il m'a dit, et rien. J'ai écrit au propriétaire sur Facebook et il s'est avéré que c'était un faux profil. Le jeune homme qui me l'a apporté dit qu'il ne peut plus rien faire car le jour de la garantie est passé », a-t-elle déploré.

Indignée par la situation, la femme a déclaré qu'elle a décidé de se rendre à la Première Unité de la Police Nationale Révolutionnaire (PNR) pour dénoncer les faits et exiger justice : « C'est mon argent, c'est mon travail, ce sont mes abonnés, et je ne suis pas d'accord pour me faire escroquer ».

Le cas reflète une réalité courante à Cuba, où les lacunes en matière de connectivité et la détérioration économique obligent de nombreux citoyens à recourir à des solutions informelles ou de provenance douteuse, les exposant ainsi à des fraudes sur les réseaux sociaux et les marchés clandestins.

Jusqu'à présent, il est inconnu si la plainte déposée par la jeune femme a été acceptée ou si les autorités ont engagé une enquête.

Archivé dans :

Yare Grau

Originaire de Cuba, mais vivant en Espagne. J'ai étudié la communication sociale à l'Université de La Havane, puis j'ai obtenu un diplôme en communication audiovisuelle à l'Université de Valence. Je fais actuellement partie de l'équipe de CiberCuba en tant que rédactrice dans la section Divertissement.