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Un jeune Cubain de 18 ans a été arrêté dans la ville de Hialeah accusé de tentative de meurtre au deuxième degré, suite à une fusillade survenue dans la matinée du 11 janvier dernier.
Le suspect, identifié comme Jason Alejandro Rodríguez, fait également face à deux accusations d'avoir lancé ou tiré un objet mortel, après qu'il aurait prétendument tiré sur un véhicule dans lequel se trouvaient deux femmes.
Ce qui avait été initialement signalé comme un acte de vandalisme a par la suite donné lieu à une affaire criminelle de haut profil, a précisé la presse locale.
Un acte de provocation qui a dangereusement dégénéré
Les faits se sont déroulés vers 2h20 du matin dimanche, lorsque la police de Hialeah a reçu une alerte de l'hôpital Mount Sinai concernant une femme blessée par balle.
La victime, identifiée comme "Peña", avait une blessure au bras et a été interrogée par les agents au centre médical.
Selon son témoignage, le tir provenait de l'ex-petit ami de son accompagnatrice, qui conduisait le véhicule.
Deux femmes avaient lancé des œufs contre le domicile de Rodríguez quelques instants avant la fusillade.
L'autre impliquée, "Córdova", a confirmé cette version dans une déclaration sous serment indépendante et enregistrée sur vidéo.
Il s'agissait d'une confrontation aux accents personnels, étant donné que Rodríguez aurait entretenu une relation sentimentale antérieure avec Córdova.
Cependant, la provocation -qui consiste à lancer des œufs et des pierres sur le domicile- a été répondue par une violence armée.
La version de l'accusé : Un supposé acte de défense
Jason Alejandro Rodríguez a été localisé par des agents peu après l'incident.
Dans une déclaration volontaire faite après la lecture de ses droits Miranda, le jeune homme a affirmé qu'il a été surpris par le bruit des objets lancés contre son véhicule.
Il a dit qu'il a reçu un impact dans la poitrine, et qu'il a même cru voir un "laser vert" le viser, ce qui l'a poussé à prendre une arme à feu et à tirer sur la voiture qui s'éloignait.
Rodríguez a affirmé avoir agi en état de légitime défense, après s'être senti menacé.
Selon lui, l'utilisation de l'arme a été une réaction instinctive face à ce qu'il a interprété comme une possible agression armée.
Cependant, à ce moment-là, la police manquait de témoins indépendants ou d'enregistrements qui pourraient confirmer ou infirmer sa version.
Pour cette raison, toutes les parties impliquées ont été libérées initialement pendant le déroulement de l'enquête.
Les preuves vidéo contredisent la version de l'agresseur
Le cours de l'affaire a changé radicalement lorsque les détectives du Département de Police de Hialeah ont obtenu des vidéos de surveillance de la zone où les faits se sont produits.
Les enregistrements contredisaient la version de Rodríguez. Selon les preuves visuelles :
-Rodríguez n'a pas été frappé par des œufs ni des pierres.
-Elle est sortie de chez elle après que ces objets avaient déjà été lancés.
Le véhicule des femmes s'éloignait déjà du lieu lorsque l'accusé a ouvert le feu.
-Il n'y a aucun indice d'un laser vert pointé sur vous.
Les caméras l'ont capturé, de plus utilisant la lumière de son téléphone portable pour ramasser ce qui semblent être des douilles percutées après la fusillade, avant de retourner à sa résidence.
Pour les chercheurs, ces éléments ont été concluants.
L'acte de Rodríguez ne peut pas être considéré comme de la légitime défense, car au moment de la fusillade, il n'existait aucune menace réelle ou imminente contre lui ni contre des tiers.
Selon le rapport, "les preuves vidéo montrent que l'accusé a fourni une déclaration inexacte dans le but de justifier la fusillade".
Sur la base des découvertes, Jason Alejandro Rodríguez s'est présenté le lundi 12 janvier au siège du Département de police de Hialeah, où il a été arrêté formellement et transféré au système pénitentiaire du comté.
La procureure lui reproche deux chefs d'accusation de tentative de meurtre au deuxième degré et deux chefs d'accusation d'avoir tiré un objet mortel.
Jusqu'à présent, aucune caution n'a été fixée pour le jeune cubain, qui fait face à d'éventuelles peines sévères en vertu de la législation pénale de la Floride.
La police a été ferme dans son message à la population : « Aucun type de vandalisme ne justifie l'usage de la force létale, particulièrement lorsqu'il n'existe pas de menace immédiate », a averti un porte-parole.
« Prendre la justice en main n'est pas seulement illégal, mais cela peut avoir des conséquences tragiques », a-t-il ajouté.
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