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L'opposant cubain José Daniel Ferrer, leader de l'Union Patriotique de Cuba (UNPACU), a dénoncé ce dimanche un nouvel épisode de recrutements forcés de jeunes à Santiago de Cuba, dans un contexte de tension croissante entre La Havane et Washington après la capture de Nicolás Maduro.
A partir de son compte sur X (anciennement Twitter), Ferrer a averti que des agents du régime emmènent des jeunes "contre leur volonté" pour les incorporer au Service Militaire Actif (SMA), une obligation légale qui, dans les faits, est devenue un outil de contrôle politique et de répression.
«Hier, les recrutements forcés se poursuivaient à Santiago de Cuba. Cette photo a été prise à Altamira, mon quartier de Santiago. Plusieurs mères m'ont appelé désespérées et à toutes je dis : Défendez vos enfants, signalez qu'on les emporte pour qu'ils servent de soldats à la tyrannie », a écrit l'opposant.
Le message de Ferrer arrive à un moment de grande fragilité pour le régime cubain, qui fait face à une pression internationale croissante et à des sanctions de la part du gouvernement de Donald Trump, après la chute du régime de Maduro au Venezuela, son principal allié politique et fournisseur de pétrole.
Les analystes soulignent que le régime cherche à renforcer ses structures militaires face à un éventuel scénario de désobéissance civile ou de manifestations, dans un pays asphyxié par la crise économique, les coupures de courant et le mécontentement social.
Selon l'encyclopédie officielle EcuRed, le Service Militaire à Cuba est obligatoire pour les hommes de plus de 18 ans, mais des organisations de défense des droits humains ont dénoncé son caractère coercitif, en particulier dans les zones pauvres de l'est du pays.
Alors que les tensions avec les États-Unis s'intensifient, les paroles de Ferrer ravivent la peur de nombreuses familles cubaines qui voient comment leurs enfants peuvent être utilisés, une fois de plus, comme des boucliers par le pouvoir militaire qui soutient le régime.
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