Jamaïque a échappé "de justesse" aux tarifs de Trump en autorisant le cargo Emilia à être dans ses eaux avant d'aller à Cuba




“Jamaïque a été sauvée de justesse” des sanctions des États-Unis. C'est ce qu'a affirmé avec force le chercheur Jorge Piñón, de l'Institut de l'énergie de l'Université du Texas, lors d'une déclaration à CiberCuba, en rappelant que le GLP Emilia a quitté les eaux jamaïcaines peu avant l'entrée en vigueur de l'ordre du président Trump de sanctionner par des tarifs les pays qui envoient du pétrole à Cuba, car son Administration considère l'île comme une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

Le cargo GLP Emilia n'est jamais entré dans le port de Kingston, en Jamaïque, bien qu'il se soit approché de la zone à un moment délicat après que le président Donald Trump ait annoncé ces tarifs douaniers, selon les suivis effectués par l'analyste énergétique, qui a examiné les registres de navigation du navire.

Piñón a souligné un détail clé : l'ordre signé par le président Donald Trump stipulait que les sanctions entreront en vigueur à 12h01 le 30 janvier, et le GLP Emilia est entré dans les eaux territoriales de la Jamaïque à 08h35 UTC le 29 janvier et en est sorti à 10h48 le lendemain, le 30 janvier. Selon Jorge Piñón, cela ne lui a pas donné suffisamment de temps pour charger.

De selon Piñón, le GLP Emilia s'est approché de Kingston avec un tirant d'eau de 8,4 mètres et est reparti avec le même tirant d'eau, ce qui indique qu'il n'a pas effectué d'opérations de chargement. “Si le navire avait chargé du gaz, le tirant d'eau aurait augmenté de manière visible”, a souligné l'expert. 

Le suivi du pétrolier sur la plateforme VesselFinder indique que le GLP Emilia avait quitté auparavant le port de Pastelillo, situé dans la municipalité de Nuevitas, province de Camagüey, sur la côte nord de Cuba.

Il convient de rappeler que dans une interview accordée à CiberCuba le 18 janvier dernier, avant les sanctions annoncées par Trump, Jorge Piñón lui-même a expliqué que le régime avait entre 4 et 8 semaines pour entrer en paralysie, car à ce moment-là, il ne recevait déjà plus de pétrole de nulle part ni de la part de ses alliés.

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Tania Costa

(La Habana, 1973) vit en Espagne. Elle a dirigé le journal El Faro de Melilla et FaroTV Melilla. Elle a été cheffe de la rédaction murcienne de 20 minutes, conseillère à la Vice-présidence du gouvernement de Murcia (Espagne) ; presse au sein du Groupe mixte de l'Assemblée de Melilla. Journaliste à La Verdad de Murcia et maintenant à Cadena SER