Une fois de plus, le président Donald Trump a mentionné Cuba lors de l'une de ses interviews avec la presse, laissant clairement entendre que le régime cubain reste dans le collimateur de son gouvernement.
Mais cette fois-ci, il l'a fait avec une phrase qui suggère que quelque chose est en train de se passer : « Pendant des années, on a parlé de cela, et maintenant cela se produit. »
Lors de son entretien avec la chaîne NBC News, Trump a affirmé ce mercredi que ce dont on a discuté pendant des années concernant Cuba se réalise enfin, faisant apparemment référence à la possibilité que des milliers de Cubains expulsés ou exilés puissent décider de revenir sur l'île.
Le président a déclaré que « nous avons des dizaines de milliers de personnes qui ont été expulsées de Cuba. Peut-être qu'elles voudront revenir. Ils vont avoir cette option. Pendant des années, on a parlé de ce qui allait se passer, et maintenant c'est en train de se réaliser ».
La déclaration, brève mais significative, pourrait être interprétée comme un signe de changement dans la politique migratoire envers Cuba, ou peut-être comme l'une des stratégies à suivre si le régime de l'île venait à tomber, à un moment où la question de la nation caribéenne occupe à nouveau une place sur l'agenda de la Maison Blanche.
La phrase a également une charge symbolique : pour la première fois depuis des décennies, les États-Unis pourraient aborder différemment la question des Cubains expulsés ou contraints à l'exil.
La mention de Cuba par Trump intervient dans un contexte politique sensible, alors que la communauté cubano-américaine en Floride —cruciale pour sa base électorale— observe avec attention tout mouvement qui pourrait affecter l'avenir de l'île.
Avec sa déclaration, le président réitère que Cuba demeure un point central de sa vision hémisphérique et laisse ouverte la question de ce qui se "passe" réellement derrière ses propos.
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