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Les forces militaires des États-Unis, y compris les Marines et la Marine, effectuent des entraînements dans la mer des Caraïbes depuis la fin janvier dans le cadre d'un déploiement que Washington associe à la mission du Commandement sud (SOUTHCOM) et aux priorités présidentielles visant à interrompre le trafic de drogue et à protéger le territoire national.
Parmi les activités documentées figurent des exercices de tir à tir réel à bord du destroyer de missiles guidés USS Mahan (DDG 72) et des opérations de vol d'un MV-22B Osprey avec la participation de Marines.
Dans des images partagées par les autorités, un marin affecté au USS Mahan tire avec une mitrailleuse M240B lors d'un exercice de tir réel dans les Caraïbes, tandis que dans une autre démonstration, un membre d'équipage utilise un pistolet M18.
En parallèle, des marines participent à des opérations de vol d'un MV-22B Osprey tout en naviguant dans les Caraïbes, dans le cadre de ce même déploiement.
L'exercice américain dans les Caraïbes s'inscrit dans une posture de dissuasion et de contrôle opérationnel dans la région.
Dans des déclarations, ils affirment que « les eaux des Caraïbes » ne seraient pas « un environnement permissif » pour « des acteurs malveillants » ou « des activités illicites », et que les forces déployées resteraient prêtes à agir, y compris en interdisant les navires qui enfreignent les sanctions.
Les manœuvres ont lieu alors que les tensions politiques entre Washington et La Havane s'intensifient en raison du durcissement des sanctions et de la pression américaine sur les expéditions de pétrole vers Cuba.
L'escalade coïncide également avec des signaux publics de La Havane concernant leur disposition à dialoguer "sans préconditions", au milieu d'avertissements réciproques concernant les sanctions, selon un reportage télévisé en Floride.
Sur le plan économique et opérationnel, l'île traverse une grave crise de carburant ayant un impact direct sur l'aviation et le tourisme, au point que Cuba a informé les compagnies aériennes qu'elle ne pourrait pas fournir de carburant aviation pendant des semaines, dans le contexte de restrictions et de pression sur les approvisionnements externes.
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