L'ambassadeur de Cuba auprès des Nations Unies, Ernesto Soberón Guzmán, a affirmé que son pays a une “exécution impeccable” dans la promotion et la protection des droits des enfants, des filles et des adolescents.
Ses paroles ont transcendu lors d'une intervention à l'ONU où il a répondu aux accusations des États-Unis et a demandé à sa délégation de s'abstenir de "déstabiliser la réalité et les faits" concernant Cuba.
Dans son intervention, Soberón a qualifié de « honteux » que le « seul pays qui n’a pas ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant » tente de remettre en question la performance de Cuba en la matière.
Il a également interrogé "avec quel sommet de moralité" on parle de Cuba, et a accusé le gouvernement des États-Unis de retenir des enfants migrants, de leur "inspirer de la peur", de les "menacer" et d'essayer de les séparer de leurs parents "de force".
Le diplomate du régime a lié le débat sur les droits de l'enfant à la politique de sanctions et de pression de Washington.
Elle a déclaré que, tandis que la représentante américaine nie que la "politique hostile" de son gouvernement soit le principal obstacle au développement des enfants cubains, Cuba prend des "décisions urgentes" pour maintenir la vitalité des hôpitaux, des institutions et des écoles face aux "mesures extrêmes annoncées le 29 janvier" qui, selon sa version, cherchent à instaurer un "embargo total" sur l'entrée de carburant dans le pays.
Soberón a affirmé que ces mesures auraient pour objectif de “plier la volonté du peuple cubain”, de lui causer “le plus de dommages possible” et de provoquer un mécontentement social pour “justifier” une politique de “changement de régime”. “Ils n'y parviendront pas”, a-t-il soutenu.
En clôturant son intervention, il a reconnu que "le scénario est difficile" et qu'il exigera "un grand sacrifice", mais il a déclaré que le peuple cubain "s'est endurci" dans la lutte pour la souveraineté, l'indépendance et la libre détermination, et a assuré : "Cette fois-ci ne sera pas différente".
La version que le régime ne raconte pas
En octobre 2025, l'image d'un enfant de seulement neuf ans vendant des pastilles de poulet dans les rues de Santiago de Cuba a ému des milliers de personnes à l'intérieur et à l'extérieur de l'île.
Son histoire, relayée par des activistes, met en lumière le degré de pauvreté et d'abandon dans lequel grandissent de nombreux enfants cubains, contraints de assumer des responsabilités économiques pour aider leurs familles.
La scène, décrite par des témoins comme "douloureuse et insupportable", reflétait la perte de l'enfance dans un pays où le travail des enfants est devenu une forme désespérée de subsistance face au manque de protection étatique.
Un mois plus tard, le Ministère de l'Éducation a publié un message sur les réseaux sociaux concernant "le droit des enfants à une alimentation adéquate", l'accompagnant de la phrase "Manger sain, notre droit".
La déclaration a suscité l'indignation parmi les citoyens et les organisations indépendantes, qui l'ont qualifiée d'hypocrite dans un contexte où des milliers d'étudiants se rendent en classe sans avoir pris leur petit déjeuner.
Les dénonciations concernant la mauvaise qualité de la nourriture scolaire et l'augmentation de la malnutrition infantile contrastent avec le discours officiel.
Selon des données de UNICEF citées dans des rapports récents, un enfant cubain sur dix souffre de pauvreté alimentaire sévère, une situation qui met en évidence la détérioration des conditions de vie et le non-respect des droits les plus fondamentaux de l'enfance à Cuba.
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