Mike Hammer rencontre Manuel Cuesta Morúa après des critiques concernant la stratégie des États-Unis sur Cuba



Mike Hammer se réunit avec Manuel Cuesta Morúa.Photo © Facebook/Ambassade des États-Unis à Cuba.

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Le chef de Mission de l'Ambassade des États-Unis à Cuba, Mike Hammer, a rencontré l'opposant Manuel Cuesta Morúa, à peine quelques jours après que ce dernier ait suscité une vive controverse en remettant en question publiquement la stratégie de pression de Washington envers le régime cubain.

La réunion a été confirmée ce vendredi par l'ambassade américaine à La Havane, qui a publié une photo de la rencontre et a souligné que les deux ont discuté de la situation du pays et ont convenu d'exiger la libération des prisonniers politiques.

«Notre Chef de Mission Mike Hammer a rencontré Manuel Cuesta Morúa... Ils ont discuté de la situation dans le pays et s'unissent dans leur demande de libération des jeunes du #11J», a indiqué l'Ambassade dans un message diffusé sur les réseaux sociaux.

Dans la même publication, la mission américaine a réitéré sa position sur la répression à Cuba : « Il faut respecter la liberté d'expression et libérer tous les prisonniers politiques ».

La rencontre se déroule à un moment particulièrement sensible, après que Cuesta Morúa —récemment élu président du Conseil pour la Transition Démocratique à Cuba (CDTC)— a déclaré dans une interview avec l'agence EFE que “étrangler Cuba” ne fait que renforcer la répression, en référence à la stratégie de limiter l'accès du régime au pétrole et aux carburants.

Pour l'opposant, provoquer un éclatement social par l'effondrement énergétique ne conduirait pas à une transition démocratique, mais renforcerait la machine répressive de l'État.

"Provoquer une explosion, cela ne fait que renforcer la machine répressive de l'État", a-t-il averti, ajoutant que cette voie pourrait pousser le pays vers une crise humanitaire encore plus grave.

Ses mots n'ont pas été ignorés. En quelques heures, des figures de l'opposition ont réagi avec fermeté. Parmi elles, le leader de l'UNPACU, José Daniel Ferrer, a rejeté l'idée que la politique de pression maximale impulsée par l'administration Trump signifie "étouffer" le peuple cubain.

« Avec la politique de pression maximale des États-Unis, on ne noie pas Cuba comme le dit Cuesta Morúa. On exerce une pression sur la tyrannie », a affirmé Ferrer, défendant que le régime réprime avec plus de force lorsqu'il sent qu'il n'y aura pas de conséquences.

L'opposant a également rappelé que pendant le rapprochement initié par Barack Obama, la répression a augmenté, et il a estimé que la pression internationale est le seul véritable frein pour contenir la violence de l'État contre les citoyens.

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