Fallece Amado Dedeu, fondateur de Clave y Guaguancó et lauréat d'un Grammy Latino



Amado DedeuPhoto © Facebook/ Instituto Cubano de la Música

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Ce 15 février, le percussionniste et directeur Amado Dedeu Hernández est décédé à La Havane, une figure incontournable du patrimoine musical de l'île et fondateur du groupe emblématique Clave y Guaguancó.

La nouvelle a été confirmée par la Empresa Comercializadora de la Música y los Espectáculos Ignacio Piñeiro et reprise par l'Institut Cubain de la Musique, qui a exprimé un « profond chagrin » suite au décès de l'artiste, né le 8 novembre 1945 dans la capitale cubaine. Son corps est exposé à la morgue de Zanja, à Centro Habana, et l'inhumation aura lieu cet après-midi.

Captura de Facebook/Institut Cubain de la Musique

Pour plusieurs générations de rumberos, Dedeu a été un maître, un modèle et un défenseur passionné d'une tradition qui définit l'identité populaire cubaine. Avant de fonder en 1982 le groupe Clave y Guaguancó, qui a marqué un tournant dans le genre, il a intégré le Grupo Los Roncos avec Carlos Embale et le Conjunto Folklórico Nacional, des espaces où il s'est solidifié comme l'un des grands du monde complexe de la rumba.

Dédica des années à l'enseignement artistique et à la préservation de la culture afrocubaine, convaincu que la rumba n'était pas seulement de la musique, mais la mémoire vivante du peuple. En 2001, il a atteint une reconnaissance internationale en remportant le Grammy Latino avec l'album La rumba soy yo, un jalon qui a placé le genre en vitrine mondiale.

Sur les réseaux sociaux, des musiciens et des amis ont commencé à lui faire leurs adieux avec des messages empreints d'affection. Le musicien Landy Calderín l'a évoqué comme "un grand frère, un ami et un père", rappelant les années passées ensemble et le vide que laisse son départ.

Captura de Facebook/Landy Calderín

Ceux qui l'ont connu s'accordent à dire que sa vie a été marquée par un dévouement absolu au tambour, au guaguancó et à la communauté qui l'entourait. Son nom restera à jamais associé à cette Havane rumbera qui résiste entre les cours, les studios d'enregistrement et les scènes internationales.

Avec sa mort, Cuba perd l'un de ses gardiens culturels. Mais son œuvre, à l'instar de la rumba elle-même, continuera de vibrer.

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