Un professeur d'université cubain a été condamné à 10 ans de prison pour avoir écrit des slogans contre le dirigeant Miguel Díaz-Canel avec un marqueur noir dans divers espaces publics, y compris l'université où il travaillait.
La sentence, rendue le 8 septembre 2025 par le Tribunal Provincial Populaire de Villa Clara, Chambre des délits contre la sécurité de l'État, a imposé une peine à Aniel Manuel Martín Barroso, âgé de 42 ans, professeur à l'Université « José Martí Pérez » de Sancti Spíritus.

Le tribunal l'a déclaré coupable des délits de propagande contre l'ordre constitutionnel, de désobéissance et de dommages, et lui a infligé une peine commune de dix ans de privation de liberté.
En plus de la prison, la condamnation inclut l'interdiction d'exercer en tant que professeur dans des établissements d'enseignement et des restrictions supplémentaires qui l'empêchent de fréquenter certains lieux, y compris l'université elle-même.
Selon l'accusation, ses « délits » consistaient à écrire des phrases contre le régime et contre Díaz-Canel avec un marqueur indélébile à différents endroits, y compris dans l'établissement académique où il enseignait.
L'affaire a été traitée dans le cadre d'une procédure ordinaire et était sous la responsabilité de la Chambre spécialisée dans les crimes contre la Sécurité de l'État, une instance généralement réservée aux affaires considérées comme de nature politique. Le ministère public a demandé une peine de 10 ans, qui a finalement été confirmée dans le jugement.
Martín Barroso est actuellement incarcéré dans la prison Nieves Morejón. Des membres de sa famille et des proches ont dénoncé publiquement les conditions de cette prison, soulignant le surpeuplement, l'insalubrité et les mauvais traitements infligés aux détenus.
La sévérité de la condamnation, une décennie de prison pour des slogans écrits avec un marqueur, a suscité l'indignation parmi les activistes et les citoyens, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de Cuba, qui voient dans ce cas un autre exemple du durcissement répressif face à toute expression de dissidence, même lorsqu'il s'agit d'actes symboliques et non violents.
L'affaire remet sur la table le coût que peut avoir à Cuba le fait d'exprimer une opinion politique contraire au pouvoir : perdre la liberté, la profession et le projet de vie pour une phrase écrite sur un mur.
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