Des voisins et des travailleurs ramassent les débris des trois maisons dévastées par un incendie à San Germán, Holguín



Des voisins et des travailleurs ramassent des décombres des maisons brûléesPhoto © Facebook / Radio SG La voz del Azúcar

Vidéos associées :

Des travailleurs des secteurs de l'Éducation et des Sports ont été conviés à soutenir le ramassage des décombres des trois maisons qui ont été ravagées par les flammes dans la nuit du 16 février dernier, aux abords du parc Las Américas de San Germán, dans la municipalité holguinera d'Urbano Noris.

Après que le feu ait complètement dévasté les trois habitations, ce qui restait le lendemain était un paysage de feuilles de zinc tordues, de bois calciné et d'objets réduits en cendres.

Selon les informations publiées sur Facebook par la station Radio SG La Voz del Azúcar, des travailleurs et des habitants de la région ont participé aux travaux de nettoyage "dans ce qui reste de ces logements sinistrés".

Les images diffusées montrent des personnes en train de balayer et de ramasser des débris carbonisés devant le parc central, tentant de dégager la zone où, quelques heures auparavant, s'élevaient trois habitations.

Captura de Facebook / Radio SG La voz del Azúcar

Denoncements de retard et de manque d'eau

Dans les réseaux sociaux, de nombreux commentaires remettaient en question la réponse face à l'urgence. Plusieurs utilisateurs ont affirmé que les pompiers étaient arrivés lorsque le feu avait déjà consumé les structures.

"Les pompiers sont arrivés quand il ne restait plus rien," a écrit une personne. Une autre a souligné : "Les pompiers sont arrivés si tard qu'il ne restait plus de maisons."

Si la réponse avait été plus rapide et avec des ressources adéquates, le dommage aurait pu être moindre. Mais selon les témoignages des voisins, la combinaison des retards et des manques matériels a laissé les familles sans possibilité de sauver leurs foyers.

Un témoin qui a déclaré avoir été sur les lieux a affirmé que le premier camion de pompiers est arrivé à 21h32 et que le manque d'eau a été décisif. Selon son témoignage, l'incendie s'est propagé sans qu'il y ait de ressources suffisantes pour y faire face à temps.

Dans les commentaires, il a été réitéré que la municipalité ne disposait pas d'un camion de pompiers disponible et que la pénurie d'eau avait aggravé la situation.

Une infrastructure vulnérable

Des vidéos diffusées sur les réseaux montrent des maisons en flames.

Dans une publication, l'utilisateur Ricardo Amador Rodríguez a décrit la scène comme un feu qui "avance sans relâche" et exposait "la fragilité d'une infrastructure qui n'a jamais été véritablement préparée à faire face à une urgence de cette ampleur".

Dans une autre publication, l'utilisateur Dennis Domínguez a affirmé que l'incendie avait commencé dans la maison d'une personne handicapée qui cuisait dans le jardin et qu'elle avait des problèmes structurels dans sa maison depuis le cyclone précédent, y compris l'absence de toit. Selon son récit, ce sont les voisins eux-mêmes qui ont aidé à sauver des vies et quelques affaires.

Il y a également eu des commentaires soulignant les difficultés structurelles de la municipalité, telles que des problèmes de communication lorsqu'il y a une interruption du service électrique, laissant les logements sans moyens de contact, même sans lignes téléphoniques fixes opérationnelles.

L'incendie et la version officielle

Selon les informations officielles, l'incendie a été maîtrisé par des membres du Commandement n° 6 du Corps des pompiers de Holguín, avec le soutien organisé des habitants de la région.

Les autorités ont indiqué qu'il n'y avait pas eu de pertes en vies humaines et qu'il avait été possible de sauver "un nombre important de biens matériels".

Cependant, jusqu'à présent, les causes de l'incendie n'ont pas été précisées publiquement, qui restent sous enquête officielle.

La station a également informé qu'une assistance médicale était fournie aux victimes et qu'un travail était en cours pour transférer leurs biens vers des lieux sûrs. De plus, elle a indiqué que les locaux devant être remis aux quatre familles affectées avaient déjà été identifiés.

Damnifiés dans un contexte de pénuries

Bien que les autorités aient assuré qu'il n'y avait pas de victimes mortelles et qu'elles avaient identifié des lieux pour reloger les familles, la réalité est que ces personnes se sont retrouvées sans rien.

Dans la crise actuelle du pays, perdre un logement signifie bien plus que la destruction de murs et de toits. Avec une pénurie chronique de matériaux de construction, des prix élevés et une offre nulle de biens essentiels, il est extrêmement difficile de remplacer ce qui a été perdu. Même ceux qui ont un emploi font face à d'énormes obstacles pour acquérir des appareils électroménagers, des vêtements ou des articles indispensables.

Reconstruire une maison ou en ériger une nouvelle au même endroit est une tâche impossible.

Les personnes touchées ont non seulement perdu leurs biens, mais aussi la sécurité d'un foyer dans un contexte économique qui complique toute tentative de rétablissement rapide.

Alors que des travailleurs de l'État et des voisins ramassent les débris calcinés, l'incertitude persiste quant à la façon dont ces familles pourront reconstruire leurs vies après une tragédie qui a révélé non seulement la vulnérabilité des habitations, mais aussi les limites structurelles pour faire face aux urgences et reconstruire après le désastre.

Archivé dans :

Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.