Díaz-Canel affirme que les États-Unis craignent l'exemple de Cuba : "Nous ne les entravons en rien."



Miguel Díaz-Canel et Pablo IglesiasPhoto © Facebook Canal Red

Le dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel a affirmé que les États-Unis “craignent l'exemple de Cuba” et a assuré que l'île “n'entrave en rien” la vie du pays nord-américain.

"Le seul facteur qui puisse affecter les États-Unis, la seule raison pour laquelle ils peuvent nous voir avec cette colère, c'est à cause de leur pensée arrogante, hégémonique, de domination. Et l'autre raison, c'est la peur de l'exemple de Cuba", a déclaré Díaz-Canel.

Ses déclarations ont été faites lors d'une interview avec le politicien espagnol Pablo Iglesias, lors de sa visite à La Havane en mars 2026, en tant que membre du Convoi Nuestra América.

Díaz-Canel a insisté sur le fait que Cuba ne représente pas une menace pour Washington, malgré des décennies de tensions politiques. "Nous ne sommes une menace pour personne", a-t-il déclaré.

Le mandataire a défendu le caractère "pacifique, solidaire" du peuple cubain et a centré une partie de son intervention sur la critique des sanctions américaines, en particulier celles qui affectent les entrepreneurs européens ayant des intérêts à Cuba.

Díaz-Canel a mentionné les pressions auxquelles sont confrontées les entreprises espagnoles opérant à La Havane, y compris les restrictions imposées à leurs propriétaires pour voyager aux États-Unis.

Dans ce sens, il a mentionné le cas du système d'autorisation de voyage connu sous le nom d'ESTA. Díaz-Canel a expliqué que les citoyens européens qui visitent Cuba pourraient être confrontés à des limitations pour entrer par la suite sur le territoire américain et, à son avis, cette mesure illustre la portée extraterritoriale des sanctions.

« On ne le fait à personne d'autre dans le monde. Pourquoi cela doit-il être Cuba ? », a-t-il questionné.

Le dirigeant cubain a également affirmé que la véritable raison derrière la politique de Washington n'est pas la sécurité, mais "la peur de l'exemple de Cuba" et une vision "hégémonique" des États-Unis. "Nous n'entravons en rien la vie des États-Unis", a-t-il insisté.

Ses déclarations contrastent avec la profonde crise économique et sociale que traverse Cuba, marquée par la pénurie de nourriture, des coupures de courant fréquentes et un exode migratoire sans précédent.

Alors que le discours officiel insiste sur la résistance face aux pressions extérieures, des millions de Cubains confrontent quotidiennement les conséquences d'un modèle politique répressif qui n'arrive pas à offrir des solutions efficaces aux besoins fondamentaux de la population.

Les paroles de Díaz-Canel s'inscrivent dans un contexte de pression internationale croissante et de remises en question internes concernant la gestion du régime, tout en étant au cœur de dialogues avec les États-Unis pour une éventuelle transition politique à Cuba.

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