Un Cubain identifié comme Gustavo Córdova a dénoncé sur Instagram que des voleurs lui ont volé l'essence de sa voiture à Cuba en perforant le réservoir du véhicule avec un objet pointu, dans un contexte de désespoir face au manque de carburant sur l'île.
"On m'a volé l'essence de ma voiture à Cuba. Où sinon ? C'était mon réveil ce matin. Ma voiture presque vide, laissant échapper de l'essence", a raconté Córdova dans une vidéo, où il montre le trou ouvert dans le réservoir et la flaque de carburant répandue sur le sol.
Selon l'expliqué par la personne concernée, les voleurs ont d'abord essayé de détruire le tuyau du réservoir, mais n'y parvenant pas, ils ont choisi de percer directement le réservoir.
"Ils ont cassé le tuyau, on dirait qu'ils n'ont pas pu le démonter, et ils ont fini par ouvrir un trou dans le réservoir, on peut voir le trou là aussi, très clairement, évident qu'ils ont utilisé un tournevis ou un objet pointu", a-t-il décrit.
Le résultat fut une double perte : le carburant que les voleurs n'ont pas pu extraire s'est répandu sur le sol, laissant le véhicule pratiquement vide. Córdova a averti d'autres Cubains d'être particulièrement prudents.
"Tenez compte de l'endroit où vous garez, où vous rangez votre voiture, vos motos, car ces petits voleurs ne savent plus quoi dérober, tout ce que vous leur laissez, ils s'en emportent", a-t-il averti.
L'homme a résumé en une phrase l'ampleur de la crise : "Avec le carburant tel qu'il est en ce moment, ils volent de l'or. Beaucoup de prudence, beaucoup de prudence, car c'est très, très, très mauvais ici."
Cuba traverse sa pire crise de carburant depuis des décennies : entre janvier et octobre 2025, les importations de pétrole ont chuté de 35 % par rapport à la même période en 2024, passant de 69 400 à 45 400 barils par jour. Venezuela, principal fournisseur de l'île, a également réduit son approvisionnement de 15 % pendant cette période.
Cette pénurie a fait grimper le prix du carburant sur le marché noir à entre 4 000 et 5 000 pesos cubains par litre en mars 2026, un montant qui dépasse le salaire mensuel moyen d'environ 3 000 pesos.
Un Cubain est parvenu à payer 50 000 pesos —presque 100 dollars au taux informel— pour à peine 10 litres d'essence.
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