Kamankola dénonce des reguetoneros qui veulent s'accaparer la liberté de Cuba le dernier jour



Jorge Garcia Díaz, KamankolaPhoto © Cédée

Le musicien et poète cubain Jorge Lian García Díaz, connu artistiquement sous le nom de Kamankola, a critiqué dans une interview avec Tania Costa, dans CiberCuba, l'attitude de certains reggaetoneros qui tentent de se joindre à la cause de la liberté de Cuba à la dernière minute, lorsqu'ils perçoivent que le régime est à bout de souffle, après des années de silence ou d'alignement avec le système.

L'artiste, qui est depuis des années une voix cohérente de l'underground musical cubain contre la dictature, a souligné cet opportunisme en réponse à une question de CiberCuba sur la manière dont un artiste peut contribuer à la liberté de notre pays et s'il perçoit une certaine paresse dans le genre urbain.

Le nom artistique Kamankola, d'origine afrocubaine, signifie "désordre", "intrigue" ou "intrigue", un choix que l'artiste lui-même a décrit comme une preuve de sa connexion avec son quartier, dans la municipalité du Cerro à La Havane.

Sa trajectoire a été marquée par une position ferme face au régime cubain. En 2021, il a publiquement rejeté l'utilisation de sa musique dans la propagande gouvernementale, laissant clairement entendre que son art ne serait pas au service de la dictature.

En 2023, aux côtés d'Amaury Gutiérrez, il a enregistré une chanson dont le message central était : Je reviendrai à Cuba quand la dictature tombera, une déclaration qui a résonné avec force parmi les Cubains de la diaspora.

En 2024, Willy Chirino a exprimé son intérêt à collaborer avec lui, une reconnaissance qui souligne l'importance croissante de Kamankola dans la musique cubaine de résistance.

Cette même année, dédica un rap aux artistes Charly et Johayron, qui ont fait l'actualité pour leur silence lorsqu'on leur a posé des questions sur les manifestations à Cuba.

Plus récemment, en avril 2025, il a publié le poème "Isla de muertos, de llantos y hambre", une œuvre qui reflète sa vision désenchantée de la réalité cubaine actuelle.

Toute cette trajectoire fait partie d'une œuvre en constante évolution qui inclut son troisième album indépendant, intitulé "Viento" (2021), consolidant Kamankola comme un artiste ayant une voix propre : la voix de l'exil.

Il travaille maintenant sur un nouvel album, qui est sur le point de sortir et s'intitule "Diez akapelas en guaguancó depuis un Miami qui se suicide". Il espère également présenter prochainement son livre, "Akapelas", qui compile les vers qu'il a enregistrés avec son téléphone en marchant.

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