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La Fiscalía espagnole a demandé le jugement d'un citoyen cubain identifié comme AMR pour la présumée agression sexuelle d'une mineure de 16 ans dans la nuit du 6 mai 2023, dans un domicile du sud de Gran Canaria, a rapporté le média local Maspalomas.
L'affaire est en cours de traitement par le Juzgado d'Instruction nº 3 de San Bartolomé de Tirajana, et le Parquet demande que la procédure soit transférée à la section compétente du Juzgado Provincial pour son jugement lors d'un procès oral, ce qui indique que la phase d'instruction est pratiquement achevée.
Selon l'acte d'accusation, l'accusé a placé un matelas près du lit où sa fille dormait avec son amie, identifiée comme SDR, née en 2008, et a commis des actes à caractère sexuel. Ensuite, la mineure est allée aux toilettes et a rejeté la demande de l'accusé de lui donner un baiser.
La plainte a été déposée le même jour par la mère et représentante légale de la mineure auprès de la Police Nationale de Maspalomas.
Le rapport d'expertise psychologique inclus dans le dossier conclut que la victime présente des séquelles émotionnelles, cognitives et sociales compatibles avec un trouble de stress post-traumatique avec des symptômes dissociatifs liés aux faits investigués.
La fiscalité qualifie les faits comme un délit d'agression sexuelle contre un mineur de moins de 16 ans, défini à l'article 181.1 du Code pénal, et accuse AMR en tant qu'auteur du délit en vertu des articles 27 et 28 du même texte légal. Le document indique qu'aucune circonstance atténuante ni aggravante n'est constatée.
Comme peine principale, le Parquet demande quatre ans de prison, un montant qui se situe au milieu de la fourchette de deux à six ans établie par l'article 181.1 du Code pénal pour ce type d'infraction.
En plus de la peine de prison, quatre ans de liberté conditionnelle supervisée sont requis après l'exécution de la condamnation, avec l'obligation de notifier tout changement de domicile ou d'emploi.
L'accusation demande également l'interdiction de l'autorité parentale pendant six ans et l'interdiction d'exercer toute profession ou métier pendant huit ans. Une ordonnance de protection est également requise, interdisant à l'accusé de s'approcher ou de communiquer avec la victime pendant quatre ans.
Dans le domaine civil, le Parquet demande une indemnisation de 18 000 euros pour la victime, ainsi que les intérêts légaux correspondants.
Ce n'est pas le premier cas d'un citoyen cubain poursuivi pour des crimes sexuels contre des mineurs à Gran Canaria. En 2018, le Parquet de l'Audiencia Provincial de Las Palmas a demandé 17 ans et dix mois de prison pour un autre cubain accusé d'avoir abusé de cinq mineurs via internet entre 2013 et 2014.
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