L'ancien espion Gerardo Hernández Nordelo a critiqué ceux qui demandent des changements à Cuba en les qualifiant de "mal appelés Cubains”.
L'espion cederista a osé dire que les étrangers qui soutiennent la révolution "sont plus cubains qu'eux", en parlant des opposants, lors d'une rencontre avec des participants au Colloque International "Patria con Fidel", qui vise à créer un front propagandiste mondial pour contrer ce que le régime qualifie de "mensonges" sur l'île.
"Alors que certains mal appelés Cubains demandent catastrophe, douleur, souffrance et mort pour leur peuple, vous qui êtes plus Cubains de cœur qu'eux êtes ici avec nous, accompagnant la révolution cubaine", a-t-il déclaré.
Il est également le coordinateur national des Comités de Défense de la Révolution (CDR), et a publié cette semaine un reel sur Facebook montrant des cubains dansant dans la rue après l'acte officiel pour le 65e anniversaire de la proclamation du caractère socialiste de la Révolution, qui a eu lieu au coin des rues 23 et 12 à Vedado, à La Havane, présidé par Miguel Díaz-Canel.
Le vidéo avait pour but de contredire les critiques qui affirment que les Cubains assistent obligatoirement aux événements politiques du régime, comme si des images de danse pouvaient démentir des décennies de coercition documentée.
La publication est parvenue le même jour où Cuba traversait l'un de ses pires moments en matière d'énergie : des coupures de courant touchant jusqu'à 43 % du pays simultanément, avec un déficit de production électrique atteignant 1,871 mégawatts le 10 avril.
Le humoriste Ulises Toirac n'a pas tardé à qualifier l'acte politique de "gaspillage de ressources" en plein milieu d'une crise qui laisse des hôpitaux sans électricité, des familles sans eau et des millions de cubains sans aliments de base. Dans ce contexte, sur l'île.
La double moral de Hernández n'est ni nouvelle ni isolée. Dimanche dernier, il a publié une photo du Capitole havanais avec la légende "Belle La Havane", déclenchant une vague d'indignation parmi les Cubains qui dénoncent le contraste entre le discours officiel et la réalité quotidienne. Beaucoup l'ont même qualifié de l'espion le plus médiocre de l'histoire de Cuba, tandis que d'autres rappellent que Le plus grand blocus est celui du propre gouvernement.
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