Rigoberto Ferrera montre des conteneurs en feu à La Havane et lance une critique ironique



Brûlage de conteneurs et de déchets à La Havane.Photo © Captura de Video/Facebook/Rigoberto Ferrera.

L'image se répète à La Havane : des déchets accumulés, un feu ouvert et des colonnes de fumée s'élevant en pleine rue. Cette fois, celui qui l'a montré est l'humoriste cubain Rigoberto Ferrera, qui a partagé une vidéo où plusieurs conteneurs brûlent tout en lançant des commentaires empreints d'ironie.

“Mire cela, asere”, dit au début de l'enregistrement, tandis qu'il filme une rangée de réservoirs bleus en flammes, entourés de déchets éparpillés sur la voie. La fumée recouvre une grande partie de l'environnement et met en évidence l'ampleur du problème.

Dans son parcours visuel, Ferrera ne se limite pas à montrer l'incendie. Il souligne également la saleté accumulée autour et conclut par une phrase qui résume le ton de sa dénonciation : « Que dirait Greta et Pablo ? Les gens qui sont venus en voilier… Merveille de Floride ».

La référence ironique contraste avec la réalité capturée par les images : des rues devenues des décharges improvisées, des conteneurs débordants et l'incinération des déchets comme une échappatoire désespérée face à l'absence de ramassage.

Le vidéo s'ajoute à une série de dénonciations qui, au cours des dernières semaines, ont mis en évidence la détérioration des services communaux dans la capitale. À différents endroits de La Havane, les incendies de déchets sont devenus fréquents, souvent au milieu de coupures de courant, transformant les flammes en une source improvisée de « lumière » dans des quartiers entiers.

Derrière ces scènes se cache une crise structurelle. La ville fonctionne avec moins de la moitié de ses camions de collecte en raison d'une pénurie de carburant et dispose d'un nombre insuffisant de conteneurs pour le volume de déchets généré quotidiennement. Le résultat est visible : accumulation de déchets pendant des jours et des voisins qui choisissent de les brûler pour s'en débarrasser.

Les conséquences vont au-delà de la mauvaise odeur ou de la saleté. La combustion des déchets libère des substances toxiques qui affectent directement la santé, dans une ville où la fumée fait déjà partie du paysage quotidien.

Tandis que le discours officiel insiste sur des solutions qui peinent à se concrétiser, dans la rue la réalité est tout autre. Des vidéos comme celle de Ferrera ne se contentent pas de documenter le problème, mais l'exposent avec le langage le plus direct qui reste : l'ironie de celui qui regarde et ne peut faire autre chose que pointer ce qui est évident.

La prétendue “Ville Merveille” reprend feu, littéralement, au milieu des déchets et de l'abandon.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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