
Vidéos associées :
Le président américain Donald Trump a nié ce jeudi que son gouvernement ait envoyé une invitation formelle au président russe Vladímir Poutine pour assister au sommet du G20 qui se tiendra à Miami en décembre, bien qu'il ait admis que sa présence "serait très utile", a rapporté EFE.
La déclaration a été faite dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, en réponse à des rapports affirmant que Washington avait adressé une invitation officielle à Moscou.
"Non, ce n'est pas le cas. Mais si (Poutine) venait, cela serait très utile.", a répondu Trump lorsqu'on lui a directement posé des questions sur ces rapports.
El propre Trump a estimé qu'il était peu probable que le leader russe se présente finalement à la rencontre. "Pour être honnête, je doute qu'il vienne", a-t-il déclaré.
Il a également précisé sa position concernant l'invitation : "Je ne sais rien de l'invitation. Mais si j'étais invité... Je suis d'avis qu'il faut parler avec tout le monde."
La sommet du G20 est prévu pour les 14 et 15 décembre au Trump National Doral, le complexe de golf appartenant au propre Trump à Miami, marquant la première fois en près de 20 ans que les États-Unis accueillent cet événement.
Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, Poutine n'a assisté en personne à aucun sommet du G20, étant représenté à Bali, en Inde et à Johannesbourg par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ou d'autres fonctionnaires.
A cela s'ajoute qu'à partir du 17 mars 2023, une ordonnance d'arrestation de la Cour pénale internationale pour crime de guerre pour déportation illégale d'enfants ukrainiens vers la Russie pèse sur Poutine, selon El País, ce qui complique tout voyage international vers des pays membres du Statut de Rome.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré que la décision concernant le format de participation russe sera prise plus près de la date, tandis que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexander Pankin, a indiqué que la Russie a reçu une invitation au plus haut niveau, bien que son acceptation dépende de circonstances futures.
Dans le même acte, Trump a profité pour critiquer la réexpulsion de la Russie du G8 en 2014, après l'annexion de la Crimée, la qualifiant de décision "très stupide" et tenant Obama et Trudeau responsables.
"Quand je vais à ces réunions du G7, 90 % du temps, ils parlent de la Russie et je pense : 'Pourquoi les ont-ils exclus ?'. À mon avis, il aurait été mieux de ne pas les exclure", a-t-il affirmé, ajoutant que Poutine "s'est senti très offensé et il a raison de se sentir ainsi".
Trump a réitéré que Washington continue de travailler pour parvenir à un accord de paix entre Moscou et Kiev dans un conflit qui dure déjà plus de quatre ans.
Archivé dans :