Un jeune avec des problèmes de santé mentale apparents est resté étendu pendant plusieurs heures en pleine route du Morro, à Santiago de Cuba, sans que la police ni les services médicaux d'urgence se soient présentés sur les lieux malgré de multiples appels à l'aide, selon le journaliste indépendant Yosmany Mayeta Labrada.
Vecins et passants ont exprimé leur inquiétude pour la vie du jeune homme face au passage constant de véhicules sur cette artère principale de la ville, l'une des plus fréquentées de Santiago de Cuba.
« Depuis plusieurs heures, un jeune homme présentant apparemment des problèmes de santé mentale reste allongé au milieu de la route du Morro, ce qui suscite l'inquiétude parmi les voisins et les passants qui craignent pour sa vie en raison du passage constant de véhicules dans la zone », ont alerté ceux qui ont été témoins de la situation.
La route du Morro avait déjà été le théâtre de tragédies précédentes, comme l'accident entre une moto et une motorina à son intersection avec la Rue 11.
La situation reflète un modèle d'abandon institutionnel qui se répète dans différentes régions de Cuba. À Camagüey, les voisins de Camagüey ont dénoncé l'abandon total d'un patient dans des circonstances tout aussi alarmantes, sans que les autorités ne répondent à temps.
La crise dans l'attention aux personnes souffrant de maladies mentales est particulièrement grave. Des recherches récentes ont documenté des coups, des conditions inhumaines et l'utilisation d'électrochocs dans des établissements psychiatriques du pays, montrant ainsi le déclin du système de santé mentale à Cuba.
La manque de réponse des services d'urgence n'est pas non plus un fait isolé. Récemment, la mort d'un patient en raison du retard d'arrivée d'une ambulance a été signalée, un cas qui a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux et a mis en lumière les graves lacunes du système des urgences médicales.
Dans la même Santiago de Cuba, une autre famille a signalé la disparition d'un adulte âgé dans la même ville, ajoutant un autre épisode à la liste des situations de vulnérabilité sans intervention de l'État.
Tout cela se déroule dans un contexte où le gouvernement cubain lui-même a reconnu la dégradation sanitaire à Santiago, sans toutefois proposer de solutions concrètes face à la crise.
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