Une Cubana et ses amis ont participé à l'une des tendances les plus populaires sur l'île en ouvrant un paquet scellé de vêtements devant la caméra, dans une vidéo qui capture l'excitation de sortir les vêtements un par un sans savoir ce qu'il y a à l'intérieur.
Les pacas —paquets de vêtements d'occasion importés principalement des États-Unis, d'Europe et du Mexique— sont devenues l'une des manières les plus accessibles de s'habiller à Cuba en pleine crise économique.
Son ouverture est devenue un véritable rituel de surprise : jeans, t-shirts, manteaux et accessoires mélangés sans classification, tout à découvrir.
La phrase qui donne son titre à la vidéo le résume très bien : « la vie est triste avec la paca scellée ». En quelques mots, l'auteure capte le caractère addictif et ludique d'une pratique qui mêle nécessité réelle et pur divertissement.
«Ouvrir des paquets crée une addiction. Si tu ne me crois pas, demande à tous mes collègues», a écrit la créatrice de la vidéo, qui est également engagée dans le commerce de vêtements de seconde main à Cuba.
La réponse de ceux qui ont vu la vidéo ne s'est pas fait attendre. « C'est de l'adrénaline pure », a écrit une abonnée.
D'autres ont demandé directement à rejoindre le groupe : « Hé oui ! Mets-moi dans ce groupe des folles des paquets ». Il y en a même qui ont avoué sans détour : « Oui, je suis accro à ouvrir des paquets de vêtements ».
Le format de déballage —ouvrir et découvrir en caméra— a trouvé dans les pacas un contenu parfait pour des plateformes comme Instagram et TikTok. Des étiquettes telles que #PacasDeRopa, #PacasItalianas et #ropadesegundamano cumulent des millions d'interactions et connectent des Cubains à l'intérieur et à l'extérieur de l'île.
L'essor n'est pas un hasard. Le salaire moyen de l'État équivaut à seulement 10-15 dollars par mois, ce qui fait que des vêtements neufs sont pratiquement inaccessibles pour la plupart des Cubains.
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