L'Iran envoie aux États-Unis un plan de paix en trois phases pour mettre fin à la guerre



Donald Trump (i) et le ministre des Affaires étrangères iranien, Abás Araqchí (d)Photo © Collage X/La Maison Blanche - Wikimedia

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L'Iran a transmis ce dimanche aux États-Unis, par l'intermédiaire de médiateurs pakistanais, une proposition de paix en 14 points structurée en trois phases visant à transformer le fragile cessez-le-feu en cours en une fin définitive de la guerre dans un délai maximum de 30 jours.

Le plan iranien constitue une contre-proposition au document de neuf points présenté précédemment par Washington et a été rapporté par l'agence semi-officielle Nour News, ayant des liens directs avec les organisations de sécurité du pays. Téhéran rejette ainsi la proposition américaine d'étendre le cessez-le-feu de deux mois et insiste pour résoudre toutes les questions en suspens dans un mois.

Selon des sources citées par Al Jazeera, la première phase prévoit l'ouverture progressive du détroit d'Ormuz et la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens. L'Iran assumerait la responsabilité de désactiver les mines marines qu'il a placées durant le conflit.

La deuxième phase inclut une promesse de non-agression —y compris de la part d'Israël— pour garantir qu'il n'y ait pas de retour à la guerre et la fin des combats dans tout le Moyen-Orient, y compris au Liban.

La troisième phase prévoit des négociations sur le programme nucléaire iranien, que Téhéran insiste pour reporter jusqu'à ce que les étapes précédentes soient stabilisées, en contradiction directe avec l'exigence américaine de « zéro enrichissement » comme condition centrale.

Le plan exige également le retrait des forces américaines de la région, la levée des sanctions, la libération des avoirs iraniens gelés et le paiement de réparations de guerre.

Donald Trump a confirmé samedi qu'il examinait la proposition. « Je vais bientôt étudier le plan que l'Iran vient de nous envoyer », a déclaré le président, bien qu'il ait exprimé des doutes sur la possibilité d'atteindre un accord. Le jour précédent, il avait déjà averti : « Ils veulent faire un accord, mais je ne suis pas satisfait de celui-ci ».

Des analystes et des responsables ont décrit le dilemme de Washington comme un choix entre une attaque militaire « impossible » ou un « mauvais accord », selon le titre avec lequel Al Jazeera a résumé la situation ce dimanche.

En parallèle à la présentation du plan, le ministre iranien Abbas Araghchi a parlé avec son homologue omanais Badr al-Busaidi, qui avait supervisé des rounds précédents de négociations entre Washington et Téhéran avant le déclenchement de la guerre, ce qui suggère que les canaux diplomatiques alternatifs restent actifs.

Le contexte est celui d'une guerre qui a commencé le 28 février 2026 avec l'Opération Fureur Épique, une offensive conjointe des États-Unis et d'Israël qui a détruit des installations nucléaires iraniennes et éliminé le guide suprême Alí Jamenei. L'Iran a répondu en fermant le Détroit d'Ormuz le 4 mars avec des mines, des drones et des missiles, faisant passer le prix du pétrole Brent de 67 à plus de 126 dollars par baril.

Les négociations à Islamabad ont échoué le 12 avril après 21 heures sans accord, ce qui a conduit les États-Unis à imposer un blocus naval sélectif contre les navires iraniens à partir du 13 avril. Le fragile cessez-le-feu de trois semaines semble se maintenir, sans échanges de tirs depuis le 7 avril.

Irán avait déjà présenté une proposition de dix points en avril comme base de négociation, et ce nouveau plan de 14 points représente une version plus détaillée et structurée de ses conditions. La guerre a coûté au Pentagone 25 000 millions de dollars jusqu'au 30 avril, selon les données disponibles, tandis que l'ONU a demandé de rouvrir le détroit d'Ormuz pour éviter une crise humanitaire mondiale.

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