Le président Donald Trump a déclaré ce mardi se sentir « très fier » des Cubano-Américains et les a qualifiés de « personnes incroyables » qui ont énormément souffert, perdu des membres de leur famille et passé par la prison, lors de déclarations diffusées en vidéo sur les réseaux sociaux, qui incluaient également une ouverture à un possible accord diplomatique avec Cuba.
«Je suis très fier des cubano-américains. Ce sont des personnes incroyables. Beaucoup d'entre eux ont perdu des membres de leur famille, ont énormément souffert eux-mêmes, ont été emprisonnés.», a affirmé Trump.
Lorsqu'on lui a posé la question de savoir s'il pensait qu'un « accord diplomatique avec Cuba » était possible, le président a répondu : «Je pense que oui. Oui, je pense que oui».
Les paroles de ce mardi s'inscrivent dans une série d'éloges répétés à l'égard de la communauté cubano-américaine tout au long de 2026.
En mars, Trump les avait déjà qualifiés de personnes «très entreprenantes et très intelligentes», mettant en avant la famille Fanjul comme exemple de succès entrepreneurial et soulignant qu'ils n'ont pas pu visiter Cuba depuis environ 50 ans.
Le 10 mars, lors d'une comparution au Trump National Doral de Miami, le président a décrit les entrepreneurs cubano-américains comme « les plus réussis » des États-Unis.
Ces déclarations interviennent à un des moments de plus grande tension et d'activité diplomatique entre Washington et La Havane depuis des décennies.
El 14 et 15 mai, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu à La Havane et a rencontré des responsables cubains, parmi lesquels Raúl Guillermo Rodríguez Castro, petit-fils de Raúl Castro, pour transmettre la volonté de Washington de dialoguer sur l'économie et la sécurité en échange de « changements fondamentaux ».
Après cette visite, Trump a été catégorique : «Ils vont devoir venir à nous».
Les négociations préliminaires d'avril ont échoué après que le régime de Miguel Díaz-Canel a rejeté un ultimatum pour libérer des prisonniers politiques comme Luis Manuel Otero Alcántara et Maykel Osorbo, dont le délai a expiré le 24 avril sans accord.
Le régime a alors tracé des « lignes rouges » et a rejeté de négocier sa souveraineté, tandis que Díaz-Canel a déclaré que « aucun agresseur ne pourra plier Cuba ».
La politique de Trump combine des signaux d'ouverture avec une pression maximale : le 1er mai, il a signé un décret élargissant les sanctions contre des fonctionnaires du régime dans les secteurs de l'énergie, de la défense, des métaux et des finances, et le 2 mai a menacé d'envoyer le porte-avions USS Abraham Lincoln au large des côtes cubaines.
Le lundi dernier, Politico a publié que « les probabilités que Trump attaque Cuba augmentent », dans un contexte où la base cubano-américaine en Floride montre des signes de division entre ceux qui soutiennent un accord pragmatique et ceux qui exigent le renversement total du régime comme condition innegociable.
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