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Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé ce samedi depuis le Bureau Ovale de la Maison Blanche qu'un accord avec l'Iran a été "largement négocié", sous réserve de finalisation, après un appel conjoint avec les dirigeants d'Arabie Saoudite, des Émirats Arabes Unis, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie, d'Égypte, de Jordanie et de Bahreïn.
Trump a publié l'annonce sur son compte de la réseau social Truth Social avec un message, répliqué par le compte X de la Maison Blanche, dans lequel il a affirmé : "Un accord a été largement négocié, sous réserve de finalisation entre les États-Unis d'Amérique, la République islamique d'Iran et les divers autres pays énumérés. Les aspects et détails finaux de l'accord sont actuellement en discussion et seront annoncés bientôt".
Le président a souligné que l'un des éléments clés du pacte est la réouverture du détroit d'Ormuz, la voie maritime stratégique qu'Iran a bloquée en représailles aux bombardements coordonnés des États-Unis et d'Israël sur des installations militaires et nucléaires iraniennes le 28 février, lors de la soi-disant opération "Fureur Épique".
Ce blocus a réduit le trafic maritime de 153 transits journaliers à entre quatre et treize, a fait grimper le prix du pétrole au-dessus de 120 dollars le baril et a généré des pertes quotidiennes pour l'Iran de l'ordre de 435 à 500 millions de dollars.
Trump a également informé avoir eu un appel bilatéral avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui, selon ses dires, "s'est également très bien déroulé".
L'annonce intervient quelques heures après que Trump a déclaré lors d'un discours à Suffern, New York, qu'il ne s'était pas encore décidé entre conclure un accord ou reprendre l'offensive militaire contre l'Iran, et que "jamais ils n'auront une arme nucléaire".
Le chemin jusqu'à cette annonce a été marqué par une escalade de pressions diplomatiques et militaires. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmail Bagaei, a reconnu ce samedi même que "durant la dernière semaine, la tendance a été à un rapprochement des positions", bien qu'il ait averti qu'il fallait attendre "trois ou quatre jours" pour savoir s'il y aurait un accord définitif.
Les négociations ont été principalement médiatisées par le Pakistan, dont le chef d'état-major, le maréchal Asim Munir, a agi en tant qu'interlocuteur direct entre Washington et Téhéran.
Le Qatar et le Pakistan ont également rédigé un mémorandum révisé pour combler les lacunes entre les deux parties, avec le soutien de l'Arabie Saoudite, de la Turquie et de l'Égypte.
El principal punto de desacuerdo había sido la duración de la moratoria nuclear: Les États-Unis exigeaient une pause de 20 ans al enriquecimiento de uranio, mientras Irán ofrecía entre cinco y 15 años.
Téhéran réclamait en outre 270 milliards de dollars en compensations de guerre et Washington exigeait la remise des 440 kilogrammes d'uranium hautement enrichi en possession iranienne.
Trump avait intensifié la pression avec une série d'ultimatums : le 11 mai, il qualifiait la réponse iranienne de "totalement inacceptable" ; le 17 mai, il menaçait en disant qu'il "ne restera rien" de l'Iran s'ils ne concluaient pas d'accord ; et le 19 mai, il a donné à Téhéran un ultimatum de "deux ou trois jours".
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a confirmé vendredi que le cessez-le-feu "est maintenu pour l'instant", mais a averti que les forces américaines sont prêtes à reprendre les opérations à tout moment.
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