La Guiteras s'approche du départ... encore une fois

La CTE Antonio Guiteras a terminé des travaux de maintenance et avance vers un essai hydraulique avec l'espoir d'un redémarrage nocturne, dans un autre cycle de panne et de réparation.



Réparations à Cte Antonio GuiterasFoto © Facebook/Cte Antonio Guiteras

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La centrale thermoélectrique (CTE) Antonio Guiteras, la plus grande du système électrique cubain, a conclu ce mercredi ses travaux de maintenance et s'est lancée dans un nouvel essai hydraulique comme étape préalable à un éventuel démarrage nocturne, selon une mise à jour officielle publiée par la propre centrale sur Facebook.

«Les travaux de maintenance étant terminés, nous procédons à effectuer un essai hydraulique. Si les résultats sont positifs, le processus de mise en marche commencera dans la soirée», a informé l'usine située à Matanzas.

Lors des opérations de maintenance, 544 cordons de soudure ont été inspectés, dont 172 ont été réparés. De plus, l'épaisseur a été mesurée à plus de 850 points, ce qui a entraîné la nécessité de remplacer cinq mochettes.

Cette nouvelle coupure survient à peine quatre jours après que la Guiteras soit de nouveau sortie du Système Électroénergétique National (SEN) le 30 mai, après avoir été reconnectée le 28 mai et avoir duré moins de 48 heures en service.

La cause de cette dernière panne était une fuite dans l'économiseur. Le directeur de l'Union Électrique (UNE) a décrit la complexité de la panne lundi : « Ce sont 500 tubes », a-t-il souligné pour illustrer l'ampleur des dégâts.

Le cycle se répète avec une régularité qui ne surprend plus personne. En mai, le Guiteras est sorti du SEN au moins les jours cinq, 14, 24 et 30, accumulant entre neuf et onze sorties depuis le début de 2026.

Le fond du problème est structurel. L'usine n'a pas bénéficié d'un entretien majeur depuis plus de 15 ans — le dernier travail complet remonte à 2010 — et une intervention totale nécessiterait environ 180 jours d'arrêt, quelque chose que les autorités ont déclaré ne pas pouvoir assumer compte tenu de la situation énergétique du pays.

Cette impossibilité nécessite des réparations partielles et d'urgence qui ne résolvent pas la dégradation sous-jacente. Le directeur Román Pérez Castañeda a nié en mai que les pannes soient dues à des réparations mal exécutées et les a attribuées à la dégradation structurelle et à des défaillances dans des localisations différentes.

Le scepticisme de la population cubaine face à chaque nouvel annonce de lancement est palpable. Lorsque l'usine a commencé à générer 200 MW après une reconnexion en mai, les Cubains ont réagi par des moqueries sur les réseaux sociaux, reflet d'années de promesses non tenues.

La Guiteras, avec une capacité nominale de 330 MW et en fonctionnement depuis mars 1988, a connu en 2024 une performance relativement stable : 323 jours de fonctionnement et plus de 1,8 million de MWh produits. Le contraste avec l'instabilité extrême de 2026 illustre la dégradation rapide d'une infrastructure que le régime n'a pas pu — ni voulu — réparer en profondeur depuis plus d'une décennie et demie.

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