De la Espriella accuse Petro de tenter de déstabiliser la démocratie en Colombie

Abelardo de la EspriellaFoto © Captura YouTube/Revista Semana

Le président élu de Colombie, Abelardo de la Espriella, a dénoncé ce dimanche que l'appel à la « désobéissance civile » promu par l'opposition de gauche et par le président sortant Gustavo Petro constitue une tentative délibérée de déstabiliser la démocratie colombienne, à cinq jours de son investiture prévue le 7 août prochain.

«Ils préparent la déstabilisation du pays, je suis le président de tous les Colombiens et je ferai respecter avec la force de la Constitution et de la loi ce que les Colombiens ont décidé, c'est-à-dire de m'élire», a affirmé De la Espriella dans une déclaration diffusée sur ses réseaux sociaux, selon l’agence EFE.

Le sénateur Iván Cepeda, du Pacto Histórico —le parti de Petro—, a annoncé samedi des rassemblements pour le jour de la prise de fonction dans trois villes : au Capitole de Bogotá, au monument de Puerto Resistencia à Cali et à Barranquilla.

«Il n'y aura pas de mobilisations ni de manifestations, il s'agira de rassemblements», a précisé Cepeda depuis Carthagène des Indes, encadrant les réunions comme partie des actions de «désobéissance civile» contre le président élu.

Cepeda a été le rival battu par De la Espriella au second tour du 21 juin, lorsque le président élu a obtenu 12 960 166 voix contre 12 708 312 pour son concurrent, soit une différence d'environ 250 000 suffrages.

Aucun membre du Pacto Histórico n'assistera à la séance conjointe du Congrès où De la Espriella prêtera serment, en signe de rejet total de la légitimité du processus électoral de la part de la gauche colombienne.

De la Espriella a été clair en rejetant le terme employé par l'opposition : « Appelons les choses par leur nom et affrontons-les pour ce qu'elles sont. La soi-disant 'désobéissance civile' n'est rien d'autre qu'un euphémisme pour tenter de déstabiliser la démocratie et je ne le permettrai pas. »

La tension entre le président élu et le gouvernement sortant perdure depuis plusieurs semaines. Petro a déclaré le 6 juillet que «Abelardo n'a pas gagné les élections» et a accusé de fraude, ce qui a conduit De la Espriella à suspendre le processus formel de transition le 7 juillet, accusant le président sortant de tenter de se maintenir au pouvoir et de préparer un coup d'État.

Dans ce contexte, De la Espriella a également annoncé le 27 juillet la rupture des relations diplomatiques avec Cuba et le Nicaragua, une décision qui a suscité des réactions du régime cubain.

La cérémonie d'investiture se déroulera à l'Arena USC de l'Université Santiago de Cali, après l'approbation de la Chambre des représentants le 28 juillet avec 117 voix en faveur et seulement sept contre.

De la Espriella a souligné le caractère historique de l'événement : « Pour la première fois dans notre histoire républicaine, un président de la République prendra ses fonctions en dehors de Bogotá. Cet événement historique se déroulera à Santiago de Cali et représente le premier pas d'une politique de décentralisation qui amènera l'État vers les régions ».

Le président élu attend l'arrivée d'environ 6 000 visiteurs à Cali pour la cérémonie, parmi lesquels des chefs d'État, des délégations diplomatiques, des chefs d'entreprise et des médias du monde entier.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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