Un énorme trou, occupant presque toute la chaussée et ayant une profondeur suffisante pour piéger un véhicule sans possibilité de sortie, a été signalé à la sortie de l'autoroute (8 Vías) vers le tronçon de la route qui relie Guanajay au Pont de Caimito, dans la province de Artemisa.
Une femme qui voyageait en tant que passagère dans une voiture, en voyant le gigantesque trou, l'a filmé pour alerter les autres conducteurs circulant dans cette zone. Les images ont été diffusées par Cántalo TV sur Facebook et par l'utilisateur Juan Echezabal sur Instagram @deuntijeretaz0.
Dans la vidéo, on peut voir le gigantesque trou au milieu de la voie sans aucune signalisation officielle. Il n'y a que quelques branches enfoncées dans le sol qui tentent d'avertir les conducteurs du danger, mais elles sont à peine visibles.
Le trou a une telle profondeur que, comme on peut le voir dans la vidéo, un véhicule qui y tomberait ne pourrait pas en sortir par ses propres moyens. Sans lumières, sans signaux routiers, sans cônes ni barrières, le passage nocturne par ce tronçon devient un piège pour tout conducteur qui ne connaît pas la zone.
Les commentaires sur les réseaux sociaux ont mêlé l'indignation à l'humour noir caractéristique des Cubains face à ces situations. Voici quelques-uns des plus ingénieux :
- «Cette piscine a été faite par le blocus et elle sera recouverte par l'utopie, quand elle atteindra l'horizon.»
- «Ce n'est pas un cratère, c'est une piscine pour que les camions se baignent.»
- «Ce n'est pas un fossé, ce sont des bunkers pour combattre l'ennemi.»
- «Yo sé dónde hay una piedra que cabe allí.»
La zone de Guanajay a un historique documenté d'infrastructure en décomposition. En février 2023, il a été rapporté que les 26 ponts sur la rivière Capellanía et le ruisseau Jíbaro étaient dans un état lamentable. La majorité est en risque d'effondrement et les autorités locales ont reconnu qu'il n'y avait pas de budget pour les réparer.
En 2025, on a enregistré 7 538 accidents de la route sur toute l'île, avec 750 morts et 6 718 blessés. Le ministre des Transports a admis que la détérioration accumulée « a des conséquences » en raison du manque de ressources, de carburant et d'équipements spécialisés.
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