Trump a ordonné de réduire les exercices militaires en Corée du Sud en évoquant sa « très bonne relation avec Kim Jong-un »

Donald Trump et Kim Jong-un, sur une image d'archivePhoto © REUTERS / Kevin Lamarque

Donald Trump a annoncé ce dimanche qu'il avait donné instruction au secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, de réduire « substantiellement » les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, invoquant sa « très bonne relation avec Kim Jong-un » comme argument central de sa décision.

Le président républicain a diffusé l'annonce via son réseau Truth Social, un jour avant le début prévu des exercices Ulchi Freedom Shield, programmés du 17 au 27 août avec la participation d'environ 18 000 soldats sud-coréens et un accent sur les menaces modernes telles que les drones, les interférences de signal GPS et les cyberattaques.

Dans sa publication, Trump a argumenté que ces manœuvres « envoient un signal totalement inapproprié et hostile à un pays qui, depuis que Donald J. Trump est président, n'a pas été menaçant et s'est montré respectueux ».

Le président a également indiqué que les États-Unis supportent « une grande partie » du coût des exercices « coûteux », un argument qu'il avait déjà avancé lors de son premier mandat pour justifier des décisions similaires.

La mesure a surpris Séoul, qui n'avait pas été consultée et qui considère historiquement ces manœuvres comme indispensables pour maintenir la préparation opérationnelle conjointe avec Washington.

L'annonce intervient dans un contexte de tension sur la péninsule coréenne : la Corée du Nord a lancé deux missiles balistiques ces derniers jours —le premier le 6 août depuis la zone de Wonsan vers la mer du Japon, et le second le 12 août, qui a parcouru plus de 700 kilomètres avant de tomber à la mer— et avait averti qu'elle répondrait par « un nouveau niveau de dissuasion » face aux manœuvres.

Trump a également profité de l'occasion pour révéler une friction diplomatique avec Séoul : il a affirmé avoir demandé au gouvernement sud-coréen s'il souhaitait se joindre aux efforts de Washington pour la dénucléarisation de l'Iran, et que la réponse avait été « Non, merci ».

La décision suit le modèle du premier mandat de Trump : en juin 2018, après le sommet de Singapour avec Kim, l'ancien président a suspendu des exercices clés comme le Freedom Guardian, les qualifiant de « provocateurs » et « très coûteux », suscitant l'inquiétude parmi les alliés et au sein même du Pentagone. Les négociations de dénucléarisation ont échoué et les manœuvres ont repris peu après.

Lors de son second mandat, Trump avait repris un ton d'approche envers Pyongyang depuis février 2025, lorsqu'il a annoncé son intention de rapprochement avec la Corée du Nord et a affirmé qu'il s'entendait « très bien » avec Kim Jong-un.

La réduction des exercices Ulchi Freedom Shield est interprétée comme une nouvelle stratégie de Trump, qui cherche à utiliser les manœuvres militaires comme un levier diplomatique auprès de Pyongyang, dans ce qui pourrait être le prélude à une nouvelle série de négociations avec le régime nord-coréen.

Vidéos associées :

Archivé dans :

Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.