Une jeune femme a tenu l'une des promesses les plus émouvantes que l'on puisse faire entre amies : marcher sous la pluie sur un chemin inondé pour embrasser des parents qui attendent leur fille depuis presque cinq ans. La vidéo publiée sur TikTok par le compte @yiselvelazquezr est devenue un portrait intime de la douleur que traîne la diaspora cubaine.
«Quand mon amie a appris que j'allais à Cuba, la seule chose qu'elle m'a demandée, c'est d'aller chez elle pour donner un câlin à ses parents, et comment ne pas exaucer son souhait alors qu'elle n'a pas pu les voir depuis presque cinq ans», a expliqué la protagoniste dans l'enregistrement.
Les images montrent la jeune femme avançant à travers l'eau accumulée sur le chemin, sans s'arrêter, jusqu'à atteindre la porte de cette famille et tenir sa promesse.
Le geste va au-delà d'un simple service entre amies. Il condense en une seule étreinte le poids d'années de séparation, les trajets impossibles à financer, les restrictions migratoires et la précarité économique qui empêche des milliers de Cubains de retourner sur l'île, bien qu'ils le désirent.
Ce type de scènes est devenu une tendance durable sur les réseaux sociaux ces dernières années. En juin, une jeune femme est arrivée sous la pluie à Cuba pour embrasser ses grands-parents après trois ans de séparation.
En août, une autre vidéo a montré les retrouvailles d'un Cubain avec son père après cinq ans. La semaine dernière, une mère s'est évanouie en voyant sa fille revenir de manière inattendue.
La vidéo de @yiselvelazquezr ajoute à ce courant une dimension différente : ce n'est pas le propre retrouvailles, mais celles d'une autre personne. La solidarité de celui qui peut voyager vers celui qui ne le peut pas.
La chanson qui accompagne les images le dit clairement : « Je retourne au berceau qui m'a vu naître, je retourne dans ce quartier qui m'a vu courir / Ce que j'étais, ce que je suis et ce que je serai pour mon île belle ».
Pour l'amie qui n'a pas pu embrasser ses parents depuis près de cinq ans, cette étreinte empruntée a été, pour l'instant, le plus près qu'elle ait pu être de chez elle.
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